‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 63 sur 465 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Un auteur bien informé, M. Paul Masson, a pu écrire que de 1560 à 1793, « Alger resta jusqu’à la fin une échelle secondaire, comparée aux échelles du Levant, la moins active de celles de Barbarie, après Tripoli »!, et, parlant particulièrement du commerce de notre premier port méditerranéen avec la capitale de la Régence, il en a signalé, pour la même période, la pauvreté et le peu d'importance. « On peut, dit-il, avec les archives de la Chambre de Commerce de Marseille, faire une histoire de toutes les échelles du Levant ; pour celle d'Alger, on n’y trouve presque rien ». C’est qu’en effet les échanges avec les pays étrangers y furent toujours limités par la menace de la piraterie et par la faible capacité de la consommation locale ; la Régence exporta d’ailleurs plutôt par d’autres ports, comme Oran, Bône, le Bastion de France, et le trafic d'Alger avec l’intérieur du pays, sans cesse troublé par l'insécurité des routes, fut réduit à de médiocres pro-

portions.

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