Le Père Dan, o: 6, p
3. En 1725, Laugier de Tassy (0. c., p. 171) signale que la sécheresse réduit souvent les habitants à de grandes extrémités ». Par ailleurs les nombreuses fontaines créées depuis semblent témoigner d’un ravitaillement renforcé.
4. Dalloni. Alger et l’eau potable. Bull. de la Société de géographie d’Alger, Terrine 1928:
LAGEVIDLENDESUTURCS 177
D’autres travaux furent faits aux environs immédiats de la ville, pour alimenter la mosquée Sidi-abd-er-Rahman, je Fort des Anglais, les jardins du Dey t. Les fontaines se multiplièrent dans la ville ; dans la deuxième moitié du xvrrre siècle et au commencement du x1x®, les pachas et les deys eurent à cœur d’embellir leur capitale de ces gracieux petits monuments encadrés de marbre et de faïences ?. Des particuliers firent des donations considérées comme pieuses et administrées par une corporation, sous la direction du Caïd el aïoun (chef des eaux)f. La ville était en somme en 1830, eu égard à sa population, convenablement desservie ; indépendamment des fontaines, elle était pourvue de nombreux hammams #.
Le système des égouts était loin d’être aussi satisfaisant. La ville, qui en était dépourvue à la fin du xvi® siècle, si l’on en croit Haëdo Ÿ, reçut dans la suite des canalisations creusées au-dessous des conduites d’eau, qui entraînaient par simple gravité les eaux usées et les excréments des latrines jusqu’à la mer $. Des bouches s’ouvraient dans certaines rues ; on avait aménagé aussi par endroits dans les murs des maisons des trous