Idem
3. Idem. Le plan de l’Atlas de Braun indique une grande fontaine (audessus et au S. O. de la Djenina). Il est possible que la captation et la construction aient été faites sous Hassan pacha, vers 1550. Le contexte de Haëdo les indique comme antérieures au règne de Arab Ahmed, D’autre part, dans son Histoire des rois d'Alger (0. c., p. 80) il mentionne Hassan comme ayant créé un magnifique bain.
En 1573, Arab Ahmed, fortement préoccupé par des menaces de siège, fit capter, à un mille et demi à l’ouest de Bab-el-Oued, les sources de Birtraria pour les amener à la porte Nord d’Alger 1. Sous Kouça Mustapha Pacha, en 1610-1611, un Maure Andalou, nommé Mouça, réalisa un travail plus important encore, en amenant les eaux du Hamma par un aqueduc dont la conduite pénétrait par la porte Bab-Azoun?. En 1634, le Père Dan parlait des cent fontaines, et plus, de la ville des Turcs. Dans la suite, à une date qu'aucun document ne permet d'établir, mais qui ne saurait guère dépasser le milieu du xvue siècle #, un autre aqueduc, beaucoup plus long que les autres, amena les eaux de l’Aïn Zeboudja jusqu’à la Casbah, par un parcours de plus de huit kilomètres, en franchissant le ravin d'Hydra et en contournant la base du plateau d’El Biar. Les travaux de réfection exécutés depuis 1830 ont permis de reconnaître que j’alimentation de cette conduite avait été ingénieusement conçue et réalisée, par des galeries filtrantes recueillant les filets aquifères des bassins supérieurs de Oued Kerma et de l’Oued Kniss, et grossissant ainsi le débit en cours de route 4. Malheureusement les canalisations étaient fragiles et s’encroûtaient facilement.
1. Haëdo. Top., ch. XXXIX — qui mentionne aussi une fontaine créée par lui à 100 pas de la porte Bab-Azoun, mais d’eau saumâtre. (V. aussi Haëdo. Hist., p. 155). Est-ce la source qui alimenta longtemps le lavoir public ?