‹ Alger: Étude de Géographie et d'Histoire urbainesChapitre 85 sur 465 · Haëdo. Top., ch. XL · texte numérisé non relu

Haëdo. Top., ch. XL

GARozet, 0. 0, p. 96:

voûtés destinés à recevoir les ordures que le service du balayage enlevait chaque jour au moyen de sa cavalerie spéciale de bourriquots 1, Malgré ces organisations, il est difficile de croire que la ville fût propre ; les témoignages des voyageurs ne le permettent guère. Si Rozet, qui a vu un Alger certainement nettoyé dès notre arrivée, se plaît à signaler « la propreté extraordinaire » des Musulmans ?, en opposition d’ailleurs avec la saleté des Juifs #, Venture de Paradis déclarait par contre, en 1789, que les rues d’Alger étaient « sales et puantes » 4. Les fossés de la ville étaient remplis d’immondices 5.

La population de la ville était répartie entre les différents quartiers de la ville d’une manière assez bien définie, suivant son origine et ses occupations. Seuls cependant les Juifs s'étaient vus de tous temps parqués dans une zône spéciale, comme dans toutes les villes de l’Afrique du Nord, où ils étaient ordinairement refoulés vers la périphérie, le long de l’enceinte. À Alger ils occupaient la partie basse de chaque

1. Idem., p. 18 et 112. Les habitants étaient tenus de balayer devant leurs maisons.

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