Îdem., p
4. Venture de Paradis, o. c., p. 11, Von Rehbinder parle (I, p. 113) des égouts et des canalisations des maisons. Mais par ailleurs (p. 82-83) 1l déclare que les rues empestent, que les ordures transportées par les ânes devraient être utilisées comme engrais, alors qu’on les jette à la mer. Il signale que la mer refoule souvent les eaux des égoûts et que les maisons voisines sont empoisonnées.
9. Une inscription de 1573 mentionne la construction d’un égout dans le rempart : il s’agissait sans doute d’assurer l’écoulement des eaux qui stagnaient dans les fossés (G. Colin, o. c., p. 24). Le Fort Neuf, qui touchait au fossé nord avait mérité le nom de « Bordj ez Zoubia » (fort des immondices). Voir p. 55 note 5.
L'AMNILÉES DES! TURCS 179
côté de la rue du grand Souk et surtout entre celui-ci et la mer ; la rue El Bousa (Bosa actuelle) était en plein quartier juif, qui se prolongeait avec ses souks sur l’emplacement actuel de la place du Gouvernement !. On retrouvait la population israëlite au voisinage de la porte Bab-el-Oued, contre le rempart, principalement du côté de la mer, où elle avait sa principale synagogue, la Hara, lieu de refuge aux jours d’émeute. Resserrés dans leurs quartiers, les Juifs s’entassaient dans des maisons surpeuplées où beaucoup habitaient des caves, dont l’entrée n'avait que 1m 30 à 1M 50 de hauteur ?. Il est vrai que les plus riches possédaient des immeubles en dehors de cette zône ? et des maisons de campagne dans la banlieue Nord. Ni les Turcs ni les Maures n’avaient de quartiers qui leur fussent particuliers. Cependant la ville haute était plutôt la résidence des Maures, tandis que les vrais maîtres d'Alger, les reïs de la « taïffa » et les gens de mer en général peuplaient la
1. Rozet, o. c., p. 80. — Eudel, o. c., IV. — I. Bloch, o. c., p. 92. On trouvera dans ce livre de nombreux renseignements sur les synagogues. Rozet en signale dix. Sur le plan de l’Atlas de Braun, on relève aux n°% 11, 12 et 13 de la nomenclature une « Giudeica maggior overo alta » au-dessus de la rue du grand Souk, une « giudeica bassa » entre cette rue et la mer et une « giudeica di Babaluet » près de la porte. Von Rehbinder (0. c., I, 91) note que si auparavant les Juifs étaient parqués, maintenant on en trouve dans tous les quartiers de la ville. « Vordem haben die Juden ihre eigenen quartiere in der Stadt gehabt ; allein diese Einrichtung ist nach und nach ausser Gebrauch gekommen und jetzt (1788) findet man Juden in allen Gegenden der Stadt wohnen ». Ce texte intéressant rapproché de Rozet (p. 82-83) montre qu’il y a eu une forte réaction contre les Juifs au début du x1ix° siècle et qu'après 1805 notamment leur sort a été aggravé.
2. Collas, mém. c. — Rozet a compté jusqu’à douze familles, soit 65 personnes dans une de ces maisons sordides.