H. Klein, o. c., III, p
6. Aperçu historique, statistique et topographique sur l’Etat d’ Alger à l'usage de l’armée expéditionnaire en Afrique, rédigé au Dépôt général de la Guerre.
Paris, 1830, p. 152.
LA VILLE DES TURCS 135 existé, avant 1573, date à laquelle Arab Ahmed Pacha les fit
raser pour les besoins de la défense, plus de 1.500 maisons au-delà de la porte Bab-Azoun. De son temps il ne restait plus que 25 habitations formant une rue, hangars et fondouks abritant des Arabes, des Kabyles, et quelques Maures propriétaires de fours à chaux :. Il n’y en avait guère davantage au xvirie siècle ?; la situation n’avait donc pas changé à cet égard depuis la fin du xvi® siècle jusqu’à notre arrivée. Hors, de la porte Bab-el-Oued, on ne trouvait que quelques fours de potiers et surtout des tombeaux de Pachas, des marabouts plus ou moins délabrés et des cimetières musulmans, juifs et chrétiens ?.
Tous les auteurs sont en revanche d’accord, depuis Haëdo jusqu’à 1830, pour vanter les alentours moins immédiats d’Alger et pour signaler le grand nombre et la fertilité des jardins peuplés de maisons de campagne. « La vue est flattée, dit Haëdo, 4 par l’aspect des nombreuses vignes et jardins qui entourent la cité. De toutes parts, on ne voit que des orangers, des citronniers, des cédratiers et des arbres de toute espèce ; puis une grande quantité de fleurs, surtout de roses qui fleurissent toute l’année, au milieu des plantes potagères les plus variées ». [1 signale aussi l'abondance de l’eau et admire particulièrement les vallons de « la Fiumara » (Oued M° Kacel,
1. Haëdo. Top., ch. X et Hist. des rois, o. c., p. 154. L’auteur en a vu «les ruines et les murs. » Le Père Dan (0. c., p. 90) note que le faubourg Bab-Azoun est fort petit. Plusieurs marchés se tenaient à proximité de la porte.
2. Laugier de Tassy, 0. c., p. 188. « Cette ville est à présent sans faubourgs, on ne voit plus que quelques maisons proches les portes de Babazon et de Babalouet ».
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