FRANÇAIS
Telo.
Keddy.
Mtaqué.
Affou.
Un.
Sub.
Sardah.
Nah-inka.
Deux.
Yasko.
Mattàh.
Kighah.
Nah-inza.
Trois.
Dago.
Soh.
Fuddah.
At-laki.
Quatre.
Oiîgou.
Mi.
Eliba.
Aggou.
Cinq.
Araska.
Muka.
N’quaha.
Iddou.
Six.
Tolur.
Tchilly.
Vauyak.
Ea.
Sept.
Waskou.
Maria.
Tisah.
iaha.
Huit.
Lekar.
Doso.
Musselmann.
Yagga.
Neuf.
Meagou.
Dokemi.
Klaau.
Auwy.
Dix.
Meagou lageri.
Nidouré.
Meagou yaskun.
Meagou dari.
Findé.
Dokemi karkeddy.
Dokemi kar sub.
Dokemi kar mattah- Dokemi kar soh.
Doke sub.
Kullo boa.
Auwy kindofou.
Auwy kindou hinka.
Auwy kindou hinza.
Auwy kindou taki.
Warunka.
Onze.
Douze.
Treize.
Quatorze.
Vingt.
Fi-askar.
Doke mattàh.
Kullo kegah.
Warunza.
Trente.
Fî-daga.
Doke soh.
Kullo fuddah.
Waytakki.
Quarante.
Fi-ougou.
Fi-raski.
Fi-tolur.
Fi-toskou.
Fi-lekar.
Mea.
Doke mi.
Kullo eliba.
Wayaggou.
Cinquante.
Doke muka.
Doke killy.
Doke marta.
Doke doso.
Arrau.
Kullo n’quaha.
Kullo vauga.
Kullo tisah.
Kullo musselmann.
Drimka.
Soixante.
Soixante-dix.
Quatre-vingts.
Quatre-vingt dix.
Cent.
De même qu’on a voulu voir quelque analogie entre le grec et le chinois , de même aussi on pourra trouver quelques ressemblances de mots en comparant les langues du Soudan avec les langues sémitiques et indo-germaniques. En voici des exemples : En begharmi :
Douro, jour, rappelle l’italien giorno, le français jour , l’un et l’autre dérivant du latin diurnus.
Bah, rivière, ressemble beaucoup à l’arabe bahr, rivière.
Beh, maison, en hébreu (phénicien) bet (s talus construct. de baït).
Tcheri, bois, et al djenimo, bride , sont des mots presque tout à fait arabes.
Ni, femme; en espagnol, niixa.
Abey, qui signifie va-t'en, rappelle tout à fait le latin abi, va-t’en.
Ma , mon-, ma ( même valeur dans toutes les langues indo-européennes).
Nous nous garderons bien de conclure de ces rapprochements qu’il existe une parenté étroite entre les langues sémitiques, indo-européennes et celles du Soudan. Cependant nous ne pouvons nous
empêcher de faire observer que ces rapprochements sont déjà bien nombreux , comparativement au peu de renseignements que nous avons sur les idiomes du Soudan. Serait-il vrai, comme nous l’avons déjà dit ailleurs sous forme d’hypothèse (1) , que la Nigritie , pays mystérieux , a servi successivement de refuge à tous les peuples, de race différente, qui, tour à tour vainqueurs et vaincus, ont occupé le littoral de l’Afrique depuis les bouches du Nil jusqu’aux colonnes d’Hercule. Il y a eu des Phéniciens, des Carthaginois, des Romains, des Grecs, des Vandales, sans parler des autochthones. Tout cela a disparu.
Derrière le désert deSahra, cet océan de sable, ils devaient être à l’abri du glaive des conquérants. Pourrait-on reconnaître dans les peuplades si diverses du Soudan les descendants dégénérés de ces antiques nations qui ont joué un si grand rôle dans l’histoire? C’est là un immense problème encore à résoudre.
çi) Afrique centrale, etc., p. 211 (dans la collection de l’ Univers pittoresque).