‹ Algies brachiales de la ménopauseChapitre 10 sur 14 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

Selon. le siège,

formes unilatérales qui nous paraissent lee plus fréquentes, le bras droit en étant habituellement le siège; elles posent des problèmes diagnostiqués très difficiles parfois ; =

formes bilatérales, soit se ’emblée, ce qui ét rare, soit par prise successive des deux membres supérieurs. Toujours il y a prédominance d’un côté.

Selon l’intensité, existent tous les degrés depuis les formes légères où les algies sont si bien supportées que les malades ne viennent pas toujours consulter, jusqu'aux formes marquées où les algies très pénibles, parfois intolérables, entraînent une insomnie pénible et retentissent sur l’état général.

Selon l’évolution, tous les intermédiaires entre les: formes qui ne durent que quelques semaines jusqu’à celles qui durent des années et ne cessent qu'avec la

fin de la ménopause.

Selon les associations : insistons sur les formes relativement fréquentes où coexiste un gonflement d’une ou des deux mains. Ce gonfiement, rappelonsle, n’est nullement de l’œdème, mais une infiltration tissulaire comparable à celle du myxœdème ou à l’infiltration graisseuse.

Selon he circonstances d’ apparition : Nue

a algies Piule de nos co surviennent lors de la ménopause naturelle, ce terme étant pris dans le sens que nous avons défini au début. On peut en rapprocher celles qui surviennent après suppression accidentelle des règles, ménopause artificielle morbide, thérapeutique (rayons X par exemple).

L'observation suivante publiée par le D' André Thomas, et qu'il nous permet de reproduire, nous semble présenter un double intérêt en ce que : |

1° Elle permet de rapprocher des algies précédentes celles qui surviennent après castration chirurgicale ou médicale (rayons X, radium);

2° Elle paraît démontrer que si le dysfonctionnement ovarien n’est pas le seul facteur endocrinien responsable des troubles de la ménopause naturelle, et en particulier des algies brachiales qui nous intéressent, il doit en one cependant une large part

À Observation VIII

- Mme X.., 30 ans, est suivie par le D' André Thomas depuis le mois de mai 1928 pour syndrome algique des membres supérieurs, prédominant sur le côté gauche. « Les premières sensations sont apparues au « mois de janvier 1928, débutant par le poignet, pre- < nant la main, puis remontant vers le coude et

l'épaule, sept mois après une hystéreetomie totale

nécessitée par la présence d’un kyste de l'ovaire.

« Presque immédiatement après l'opération, se

sont installés les troubles habituels de la carence ‘ovarienne : les sueurs, les bouffées de chaleur, qui

durent encore, bien qu’ ’atténuées. A plusieurs re prises, des ascensions thermiques brusques, jusqu’à 40°, mais éphémères, ne durant pas plus d’une

heure, se sont produites. A 1? examen, les mains

sont gonflées, la gauche beaucoup plus que la = droite ; le pli de la peau y est penses plus épais, ainsi qu’au niveau de l’avant-bras et du bras, mais ilnes agit pas d’œdème, nulle part le doigt ne s'y enfonce en laissant un godet. | < Le gonflement est en général moins marqué matin, au dire de la malade, qu’à la fin de la journée; au réveil, la peau serait pâle, puis elle Los = rait en même temps qu’elle enfle. | « Les mains ne sont guère cyanosées actuellement, : mais la moindre pression fait facilement rougir le tégument, comme cela se voit d’ailleurs assez souvent sur certaines peaux adipeuses. La température n’y est pas abaïissée: les mains qui étaient,

paraît-il, plutôt froides avant l’opération, se sont réchauffées, La raie vaso-motrice est la même des deux côtés et ne s one pas d? érythème réflexe. :

« Les douleurs sont assez mal SUR ie sont survenues deux mois après le gonflement. La peau est douloureuse à la pression au niveau de la main, de l’avant-bras, principalement dans le domaine

TT

de la branche cutanée externe du radial; la pres.

« sion est encore pénible au niveau de l’apophyse

styloïde du radius, mais la radiographie ne révèle

pas la moindre anomalie. DE

«Les nerfs, le plexus brachial au niveau du creux Sus- -claviculaire, ne sont pas douloureux à à la pres-

sion. AS A 4 | « Les mêmes sensations sont éprouvées au niveau du sein gauche; la peau y est notablement plus

épaisse qu’au niveau du sein droit, le pli y est

beaucoup plus large et la pression y est douloureuse. La glande n est pas plus volumineuse que

du côté droit.

« Le pincement, la pression du tégument sont en-

core très pénibles au niveau de la face antérieure de la jambe, mais à ce niveau la peau n’est pas infiltrée, les pieds ne sont pas enflés.

« La face est complètement respectée; les modifications du tégument sont survenues sur un terrain prédisposé; les mains ont toujours été un peu potelées, mais pas à ce degré. Les extrémités étaient souvent froides et cyanosées; cette malade était sujette aux engelures,.

« L’examen du système nerveux ne révèle Va pré-

sence d’aucun signe d’une lésion organique; les

réflexes, la sensibilité, le tonus sont normaux. Le

corps thyroïde est légèrement augmenté de volume.

La pression artérielle est de 16-11. Les réactions de Bordet-Wassermann, de Hecht, sont négatives.

Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine.

Les sueurs sont abondantes.

rs Dans les antécédents, on de une no à ; 32 ans, une affection du genou de nature indéter- Se minée à 16 ans. eu

« Depuis le mois de-mai 1928, la de a été sou-

< mise à un traitement opothérapique (poudre

« d’ovaire et poudre de corps thyroïde). Tous les phénomènes d’ordre général se sont amendés, l’hy- ;

€ peresthésie cutanée a beaucoup diminué, mais le

« gonflement n° a pas varié, la douleur provoquée par

« la pression du radius subsiste. » |

Fi

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