‹ Algies brachiales de la ménopauseChapitre 6 sur 14 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

TL étude des. algies rhin de la ménopause NOUS. a été inspirée par notre maître, le. docteur André Tho- mas, qui nous a fourni les éléments de ce travail.

Tout d’abord, par ménopause, nous adoptons la conception qui, au lieu de la limiter au phénomène apparent de la suppression du cycle menstruel, l’étage avec la déchéance ovarienne, sur une large période d'années. Comme on l’a dit, c’est une phase de transition entre l’âge adulte et la vieillesse caractérisée par la régression totale des fonctions endocrines; non seulement l'ovaire, mais encore les autres glandes à sécrétion interne sont en cause, et les trou-. bles qui caractérisent la ménopause ne sont que la manifestation clinique d’un Ab d'harmonie dans . ces régressions.

Les troubles qui apparaissent lors de la ménopause sont multiples : outre les perturbations des règles, citons : les bouffées de chaleur, les modifications de la tension artérielle, les crises de transpiration, l’instabilité thermique, les troubles de la trophicité (striation, friabilité des ongles, sécheresse de la peau, adiposité, mélanodermie), les troubles de la circulation veineuse (varices), la fragilité angio-vasculaire (ec-

È honn ee au moindre choc,ete. Le us nerveux,

tels que vertiges, insomnie, diminution de la mémoire, et, dans certains cas, “troubles psychiques, peuvent être rencontrés. nat |

Tous ces troubles n’ont pas à être Mais leur constatation est importante, car elle aide à reconnaître la nature des algies . brachiales que nous allons étudier.

Les algies brachiales de la ménopause réalisent un syndrome localisé qui paraît relever d’une suscepti- | bilité régionale très particulière. ee Si leur fréquence n’est peut- être pas très grande, . sont cependant très intéressantes par les problèmes diagnostiques, pathogéniques et thérapeutiques qu’elles soulèvent. | = Les observations suivantes de malades qu il nous à été donné d’observer à la consultation du docteur André Thomas vont nous permettre d’objectiver le syndrome de ces algies brachiales de la ménopause.

Observation I

Mme H..., âgée de 50 ans, vient, le 24 avril 1931, à la consultation du docteur Thomas pour sensations douloureuses dans les membres supérieurs et dans la nuque.

Dans ses antécédents, on relève une colique hépatique, il y a dix ans, suivie pendant très longtemps de troubles digestifs frustes. En 1924, elle a été alitée six semaines pour pyélonéphrite. |

En 1929, quelques troubles gastro-intestinaux (douleurs abdominales, vomissements, diarrhée) ont fait craindre à son médecin des troubles urémiques, mais les examens de laboratoires ont infirmé ce diagnostic.

Elle a eu trois enfants : une petite fille née avant. terme, à 7 mois, qui n’a vécu que quelques jours, ét deux fils actuellement âgés de 19 et 24 ans. Pas de fausse-couche. Réglée à 13 ans, elle avait des menstrues régulières, durant cinq jours, pas très abondantes. Il y a dix ans, au cours d’une période menstruelle, elle a eu un gros ennui occasionné par la maladie d’un de ses enfants. Arrêt brusque des règles qui n’ont plus reparu. Depuis trois ans, changement de caractère, émotivité, bouffées de chaleur, palpitations, vertiges, douleurs épigastiques d'intensité modérée, à localisations et à horaire imprécis; quelques nausées parfois le matin au réveil.

Les douleurs de nuque sont apparues en 1924 : il s’agit plutôt d’une sensation de pesanteur dans toute la nuque, avec parfois irradiations à la partie supérieure du dos, qui apparaît très régulièrement tous les mois au moment où devraient se produire les règles ; elle persiste huit à dix jours pour s’atténuer progressivement. -

Les algies brachiales bilatérales sont apparues il y a un mois. Une nuit la malade ressent une pesanteur des mains qui s'étend aux avant-bras et aux bras. Cette sensation désagréable qui prédomine aux mains notamment sur la face dorsale et sur les deux doigts internes est beaucoup plus marquée à droite; sur les bras, elle est surtout vive sur la face antéro-interne.

Iln’y a pas d’irradiations thoraciques. Les doigts sont le siège d’un engourdissement intense; la malade né peut les remuer et est obligée de les frictionner pour leur redonner leur vitalité.

= Les douleurs dans les bras sont un peu diminuées Pie leur flexion et le rapprochement des coudes au Corps. Fe Ces algies ne sont un exagérées par la toux, l’éternuement, les mouvements, la pression. Il n y a ni sueurs, ni tremblement, ni *HORRANENE concomitants des mains.

Après avoir persisté plusieurs jours, avec pa- roxysmes nocturnes nets entraînant une insomnie pénible, les douleurs ont disparu progressivement et spontanément. Mais hier elles ont réapparu dans les deux bras comme précédemment ; peut-être même sont-elles plus vives ; c’est ce qui décide la malade à nous consulter.

L'examen du système nerveux ne révèle aucune anomalie.

Aux membres supérieurs, il de 0 aucune douleur provoquée à la pression du plexus brachial, des téguments, des muscles, des os. Les articulations sont parfaitement mobiles et indolentes; il n’existe aueun craquement articulaire. Pas de trouble de la sensibilité à la piqûre, au chaud, au froid. À la pression peut-être le nerf cubital a-t-il une sensibilité un peu vive dans la gouttière épitrochléo-olécranienne.

Il n’y a aucune atrophie musculaire, aucun trouble du tonus. Les téguments sont normalement colorés.

xs j n Les réflexes tendineux, le réflexe pilo-moteur sont absolument normaux.

Rien de spécial aux membres inférieurs. Les pu-

pilles sont régulières, égales, et réagissent bien à à Ja

- lumière.

Les autres appareils paraissent normaux.

Ürée dans le sang : 0 gr. 30.

Pouls : 70.

Cœur : normal. tee

Tension artérielle : au bras droit 11 1 /2- 7 172 avec un indice de 3 1/2; au bras gauche 11 ie nie dice de 3.

Une a de la colonne cervicale montre que les apophyses transverses de ere sont très développées.

L'’opothérapie ovarienne est instituée, La malade, revue le 29 avril, souffre toujours autant; on adjoint des séances bi-hebdomadaire de diathermie de dix

minutes chacune. Le 22 mai, la malade, qui à eu six

séances de diathermie, n’aceuse plus aucune douleur.

Observation II

Mme L.., 38 ans, ménagère, vient consulter le 10 mars, sur le conseil de son médecin, pour « douleurs dans le plexus brachial droit » rebelles aux analgésiques habituels. Les examens du sang et des urines ont été négatifs. *

Dans ses antécédents, on note : rougeole, scarla-

tine dans l’enfance : fièvre typhoïde à 15 ans; quel

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