‹ Algies brachiales de la ménopauseChapitre 7 sur 14 · ML · texte numérisé non relu

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ques douleurs diffuses dans le bras droit, il y a cinq ans, peu intenses, ayant duré trois mois environ et bien calmées par l’aspirine. :

Grossesse à terme il y a vingt ans. Pas de faussecouche. Réglée à 13 ans : menstrues irrégulières survenant environ tous les deux mois.

HA TH ans; après la typhoïde, les règles devienhent normales comme date, comme abondance, comme durée. Mais depuis son mariage elle présente des règles insuffisantes et prend depuis lÉDEenpE des

préparations ovariennes.

: Depuis deux ans et demi à trois ans, elle a des bouffées de chaleur, surtout la nuit et à la fin des périodes menstruelles, des sueurs nocturnes, un som- |

meil lourd un peu avant les règles; depuis six mois

__ elle accusait, de plus, une céphalée à type d’élance-

ments douloureux surtout à droite, apparaissant deux à trois fois par semaine, bien calmée par des comprimés d’aspirine et qui a disparu lorsque sont survenues les algies du bras droit qui amènent la malade à consulter.

__ Les algies brachiales droites sont apparues 1l y a six semaines. Assez brusquement, vers 5 heures du matin, surviennent des douleurs très vives dans le bras droit qui réveillent la malade.

Plutôt superficielles, à type d’élancements, elles débutent au coude et à l’omoplate pour s'étendre à tout le bras jusqu'aux doigts. Elles sont particulièrement pénibles à l’épaule, sur la face dorsale des trois doigts médians.

Ces algies ont été très marquées pendant une quin-

zaine de he avec paroxysmes dans É premières

heures de la nuit. Ge | =

Elles n Fe calmées ni par les frictions au salicylate de méthyle, ni par les analgésiques, mipar la chute du bras le long du Corps. Seules les soulageaient la flexion du bras appuyé contre le COTPS, Ja position assise, Elles n étaient pas modifiées par les ‘mouvements du bras, mais elles étaient exagérées par l’extension de la tête, le décubitus latéral gauche, = l'exposition du bras à l’air.

In même temps que les algies, la au + une impression très désagréable de glace sur la face dorsale de la main droite qui ne présentait aucun gon- : flement, aueune modification de la coloration. Cette sensation de glace disparaissait par l'exposition de

-la main à la chaleur ou par son enveloppement dans

un Jinge. |

À l’examen, le visage est un peu eyanosé, le corps thyroïde est normal. La jambe droite est le siège d’un : trophædème très accentué qui a débuté à l’âge de 17 ans et a augmenté progressivement, sauf dans les

dix dernières années pendant lesquelles son dévelop-

pement a été particulièrement rapide. Au moment des

périodes menstruelles, il existe d’ailleurs des varia-

tions : deux à trois jours avant les règles, la jambe

paraît plus œdématiée; pendant les règles, elle reste stationnaire pour diminuer après PERS

Ce trophœdème ne paraît modifié ni par la marche, ni par la fatigue.

L Lo ue présente 1 un à trophædème beau- <oup moins notable. La malade accuse une impression : permanente de froid aux pieds. La peau des membres inférieurs est lisse, de coloration normale. Il n’existe “qu'un très faible godet à une forte pression du dos du pied. Le pannicule adipeux est plus développé sur Ja jambe droite: il est absolument indolent. Ce trooc a été traité sans résultats, il y à plusieurs année, par des massages.

L'examen neurologique des Ha inférieurs, des pupilles ne révèle aucune anomalie. Il en est de même pour les membres supérieurs; aucune douleur

à la pression des téguments, des masses musculaires,

des os, ni aux mouvements articulaires; aucun trouble de la sensibilité à la piqûre, du tonus muscu-

laire, des réflexes. Aucune atrophie musculaire.

Le réflexe pilo-moteur est un peu plus vif à gauche pour les bras; la sueur est la même aux mains, un peu plus marquée à l’aisselle droite.

Par PAU les autres pri paraissent normaux :

La tension artérielle au Pachon est de 12 1/2- 8 1 12:

A Ja radiographie de la colonne cervicale, les apo- physes transverses de C7 paraissent normales.

Un traitement diathermique, commencé dès le milieu de mars, amène une ‘grosse amélioration des

phénomènes douloureux du bras droit; le 20 avril, la

malade a eu 11 séances de diathermie qui ont supprimé complètement les algies brachiales droites.

Observation III

Mme P..., 50 ans, femme de ménage, vient consulter le 20 janvier 1931 pour s sn douloureuses dans les deux bras, plus marquées à droite, accompagnées d’insomnies, de douleurs dans la nuque, de Does de chaleur.

= Dans ses antécédents, on relève une pleurite droite,

en 1915, qui aurait duré deux mois sans empêcher la & malade de vaquer à ses occupations. En mai 1924, elle

vient à l'hôpital Saint-Joseph pour sciatique droite : on constate une abolition du réflexe achilléen droit, un signe de Lasègue peu marqué, de Ep t musculaire. ia

En juillet 1924, il existe une amélioration notable des phénomènes douloureux; le signe de Lasègue à disparu, seul le réflexe achilléen droit est faible.

En 1926, sinusite frontale.

En 1929, quelques douleurs articulaires ie surtout vertébrales, pendant trois semaines. L’opothérapie thyro-ovarienne a paru calmer ces douleurs.

Elle n’a eu ni enfant, ni fausse couche.

Réglée à 16 ans : menstrues régulières, assez abondantes, durant sept à huit jours. | |

Depuis deux ans, les règles se sont modifiées : elles sont plus abondantes et durent plus longtemps (huit à neuf jours). Il existe des bouffées de chaleur fréquentes, des rougeurs subites du visage, des nausées, des pesanteurs épigastriques, des transpirations abondantes diurnes et surtout nocturnes, de l’insomnie, des troubles du caractère avec tendance à la tris-

tesse, des Aonlere de nuque surtout depuis huit mois, exagérées par les mouvements de la tête.

Les algies brachiales sont apparues il y a dix-huit mois environ. Il s’agit de sensations très pénibles, à type d’engourdissement, dans les deux bras, mais surtout marquées à droite. Elles apparaissent la nuit où elles sont parfois intolérables, et s’atténuent le plus souvent dans la journée. Elles débutent par des fourmillements dans les mains pour se changer assez

vite en engourdissement très marqué, plutôt profond,

dit la malade, qui prédomine aux mains, à leur face dorsale et particulièrement aux deux doigts externes de la main droite. Elles s'étendent à droite dans tout le bras, remontant jusqu'à l’épaulé et parfois même irradiant jusqu’à la pointe de l’omoplate: elles sont marquées surtout à la face antérieure du bras et de l’avant-bras. |

Elles siègent à gauche sur la main et l’avant-bras, mais ne dépassent pas le coude.

Ces algies brachiales se reproduisent presque toutes les nuits, entraînant une insomnie pénible.

Elles ne sont pas modifiées par les frictions, les mouvements, la pression, la toux, l’éternuement.

Elles sont assez bien calmées par la chute des bras en dehors du lit. |

Elles s’accompagnent de gonflement des deux mains, surtout à droite; c’est un gonflement réel, avec doigts boudinés, qui empêche la malade de retirer ses bagues, et qui disparaît assez vite le matin au réveil.

Depuis cinq à six mois, ce gonflement est moins

marqué lors des crises douloureuses qui elles-mêmes diminuent d’intensité.

À l'examen, le visage est un peu cyanosé il existe une plaque peladique sur la région pariétale gauche; les mains sont froides, un peu violacées. |

L'examen du système nerveux ne révèle aucune anomalie des membres supérieurs : les réflexes tendineux, la force musculaire, le tonus sont normaux. |

Il n’y a aucune douleur à la pression des téguments, des masses musculaires, des os, des nerfs, du plexus brachial. Les mouvements articulaires sont in- dolents et ne s’accompagnent d'aucun. craquement. E:

n’y a aucun trouble de la sensibilité.

Aux membres inférieurs, les réflexes rotuliens sont un peu vifs, les achilléens faibles; le cutané plantaire se fait en flexion des deux côtés. Les pupilles sont normales : régulières, égales, elles ré éagissent bien à à la lumière. FE ;

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