‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 17 sur 48 · MAS80UR · texte numérisé non relu

MAS80UR

Tu feras comme tant d'autres, tu l'oublieras.

Oh ! je fais serment du contraire* J'en jure par le Coran et par mes yeux ; on dit qu'il n'j a rien de plus sacré pour un musulman.

, MASSOUR.

Je veux éprouver ta sincérité sur une bagatelle.

SAADI

A VOUS permis. Demandez - moi tout ce que vous voudrev.

MAssovR , lui montrant le turban* Dis moi en confidepce à qui appartient ce turban?

SAADI

 mon oncle, il n'y a pas de mystère à cela. Je n'ai pas

voulu le leur dire à enx^ parce qu'ils Dde l'oiit demandé d'une façon trop brutale.

MASSOUR , tenant Saadi à bras le corps.

Tu as eu raison.

Les s^oUurs , grouppés derrière , écoutent. Nourmakal et Hirzàgar qui se sont approchés du Capitaine, transmettent tout bas aux autres ce qui peut les intéresser dans les aveux de Saadi, qui mène Massour sur le banc près de la Jbntaine,

MASSOUR.

Comment se nomme ton oncle ?

SAADI

Lequel ?

MÂSSOUR.

Comment^ lequel?

SAADIr

Oui, j'en ai deux.

MASSOUR.

• Celui à qui appartient ce turban?

SAADI

Il se nomme Ali-baba. Nous demeurons près' du Vieux Sérail.

MASSOUR.

Et que fait-il, ton oncie ?

SAADI

Des fagots, qu'il va vendre à la ville. Vous Tavez rencontré bien souvent j c'est sûr. Moi , je su s apprenti chez Moustapha, le tailleur qui demeure au coin de la rue des Kalenders.

MASSOUR.

Moustapha ! je le connais, {à part,) Rue des Kalenders! je ne Toublieraî pas.

SAADI

C'est «hez lui que j^ai cousu bier ce turban , voilà ce qui fait que je l'ai reconnu tout de suite.

MASSOUB.

C'est tout simple.

SAADI

Je TOUS engage à donner votre pratique à monmaître.Cest UQ brave hommei habile dans sa profession ^ il travaille vite et bienj il ne prend juste qye l'éto£Fe. nécessaire^ et jamais on n'a dit qu'il en eut gardé seulement un pouce à qui que ce fût. C'est à coup sûr un tailleur comme on n'en voit point.Ce n'est pas un voleur ^ lui !

MASSOUR.

Et toi> qu'e^-tu venu faire dans la foret?

8AADI.

Aider mon^oncle à porter ses fagots; car, entre nous, je crois {U baisse la voix) que ces coquins-là no vis ont Tolé notre âne.

MASSOCJR.

Sois tranquille; je te le ferai reudre^ et afin que tu n'aies aucun risque à courir de leur part, je vais te reconduire jusqu'aux portes de Bagdad.

S\ADI

Ob ! vous êtes bien bon! je crains que cela ne vous dérange.

MASSOUR.

Pas le moins du monHe^ j'aime à rendre service, {bas à Hirzagar et Nourmahal) le sais ioutfdeiaam nous ne les craindrons plus.Attendez-moi. {haut) Restez là^ vous autres; je vous défeçdsde nous suivre.

C'est cela! les voilà bien attrapés.

Saadi prend Massour par la main et s* éloigne par le sentier à droite. Les voleurs menacent Saadi y et le suivent des yeux en étendant leurs cimeterres de son coté^ et en manifestant le plus violent désir de se venger.

La toile tombe, FIN DU PREMIER ACTE.

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