SAADI; ALI-BABA
ALi-BABA| ('/ent s'asseoir sur le banc et fume,) Je suis facile à abuser, dit-elle.... Pas si facile...
A Saadi qui entre par la droite et Umt essoufflii
.D'où viens-tu ; je te prie ?
8AADI.
Je viens de la forêt, mon oncle. Il m'est arrivé de fières choses. Allez ! il faut qne )'en aie va plus de deux cents. »
Deux cents quoi 7
SAADl. ^
Voleurs ; mon oncle.
Deux cents voleurs!
SAADI
' Pour le moins.
▲Ll-BABA.
Allons ? allons , la peur te fait déraisonneï'k
SAADI
Je veux bien que j'aie eu peur. Je tiens de vous, tnon oncle; mais cela n'empêche pas de Voirjclair. C'est vrai que je ne les ai pas comptés ^ il y en avait trop. Ce qu'il y a de sûr , c'est qu'ils ont failli à m^étrangler, me pourfendre. C'est bien heureux que me voilà tout entier, allez ! J'ai vu le moment où il me faudrait revenir sans bra^ ni jambes , et peut-être bien sans ma tête.
Imbécille !
saaDi.
C^est bientôt dit. Sans un brave homme qui s'est trouvé là tout à point, c'était fait du pauvre Saadi , vous n'aviez plus de neveu. Il m'a pris sous sa protection ; il a dit comme ça^ en tirant son grand sabre : Je vous défends de faire le moindre mal à ce jeune homme 5 puis il m'a pris Alibaba* 5
par-dessous le bras^ el nous sommes revenus Jusqu'à la YÎlle, oomme une paire d'amis.
Quel conte me fais -ta là ?
Un conte ! ( Avec un air solennellement comique* ) J'en jare par le Prophète y mon oncle! j'ai dit la vérité , toute la vérilé , rien que la vérité.
ALI-llABA.
Et dans quelle partie de la forêt les as-(u rencontrés?
SAADI
Tout près de la fontaine.
Au-BABA, à part.
Nul doute; ce sont les propriétaires du trésor.
SAADI
A l'endroit où vous ramassiez ce matin dû bois mort ; mais je tous conseille de n'y. pas retour ner^ à moins que vous ne vouliez, ressembler à votre bois.
Non f certes ; 7e a^ retournerai pas.
SAADI
Et la preuve que je vous dis vrai , c^est que f ai reconnu votre turban qu'ils oi^t trouvé dans une cave.
ALI-BABA^ à part»
Je ne forme plus qu'un vœu maintenant , c'est d'échappé anx j^edherches que ces misérables ne manqueront pas de Ciire dans la viUe et aux environs.
BAADf.
Qu'est-ce qtie vous àfez donc^ mon oncle? ifous voilà
tout pensif iBab ! bah ! c'^esi fini . . par bonlieur.(0/i entend en dehors^ à gauche ^ le son d^un clavicorde,) La jolie musique! Je veux savoir. » > {Il cpuri à la porte du fond* Le peuple s^ amasse da^ la rue, )
Mou oncle i mon oncle ! c'est des Gjptiens ! des diseurs de bonne aventure ! il faut que je les appelé) cela nous amusera. Ohé ! ohé ! vous autres !
Qui est'Ce qui te prie de faire venir ces gens- là ? je n'ai pas besoin d'eux ; de quoi te méles-tu ?
SAADi y il retournée au fond et crie :
Non; non j mon oncle ne veut pas. {la foule approche.) Il n'est plus temps ; mon oncle , les voiq.