I.a jeune fille Me demande uu mari
Oh ! ma réponse est sure ', Je U lieni des amoiirs ; C'est la bonne aventure Que l'annonce toujours.
Vieille mégère Met l'enfer au logis {
L'é|K>ui cspËie Va terme à ses aoucis.
Tn et donc bien mallitiureux 1 — OIi ! Mahomet le saLi, Depuis trente ans je n'ai ni paixj ni trêve aïec. ce démon , que t'ange des ténèbres a attaché à mon sort. —^ J'ouTre mon grimoire ; je le consulte et dis du ton de l'itispîralioD : Honnête Musulman j rassure-toi; l'avenir te prépare encore d'heureux instans ;
Sous trois mois la nature Te promet son secours.
Ta m'entends ? — Oui , Seigneur ; j'en Prophète. —Vous le »ojreB :
C'est la bonne aventure ; , Que j'annonce toujours.
Àlil-BABA.
Oui 9 s'il faut tous en croire. Mats, soit dit sans t'of* fenser^ tes pareils et toi , vous ne tous faites pas grand scrupule de mentir.
MAssoun.
Bon homme , tu nous juges bien légèrement. Je tcux confondre ton incrédulité. Dis-moi, que desires-tu ?
Rien.
MASSOUR.
C'est impossible. L'homme le plus riche désire encore quelque chose.
Alil-BABA.
Parce que le plus riche n^est pas toujours le plus heureux.
SAADI
Oh ! par exemple! comme il- raisonne, mon oncle !
mAssour.
D'accord ; mais ce qu'on appelé bonheur , s'attache généralement ii l'aisance^ et, si j'en juge diaprés ce que je vois , il s'en faut que tu sois dans une position brillante.
Je suis content de mon sort.
MASSODR.
Si cette propriété t'appartient , il se peut , en effet , que le revenu suffise à tes besoins . ( regardant la grange et le bâtiment de gauche ) Ce Khan paraît considérable.
Il n'est point à moi ^ au contraire , cette petite maison en
dépend.
MAssovR, a part.
C'est bon à savoir.
Le propriétaire me la loue moyennant deux cents fagots par -année. Quoiqu'il en soit , je ne désire rien.