MA)S80I}B
Dans ce cas, Mahomet doit récompenser ta modér ation
et je ne doute pas qu'il ne l'arrivé, avaiH peu y quelque éiéiieiDefei ttoaitendo, qui changera tdtalemeni ton éxîstetiœ L«{sae-m6i regarder ta main, j'y découvrirai ^ feu suis sÙTf la preuve de ce que je viens d'avancer.
ALf-BA.CA.
J'y consens : regarde; (Massour Jeint de voir sur cette main des ii^nes èxtraordinaiîres*')
MÀSSOun , avec un feint empressement et un ton inspiré. Bonhomme ! . . ton nom ?
ALIBABA»
Âli-habâ. -
MAS80UR , à part.
C'est lui. (Haut.) Eh ! hiëti d6nC| AU-haha; {à voix basse)
}e te prédià ...
Oh- 1 ttt peux parler haut , va ; je ne erains pas que ta prédiction soit connue.
MASSOITR.
Tu le veux?
Cértainëiiient.
Tu ne redoutes donc pas l'envie ?
Atii-bABA.
Elle ne s^attacfae q^i'à la Portuhe.
MASSDÛn,
Tu vas en avoir. *. . biii . . . j'en jure par le Coiran. Tu es
sur le point de posséder tin trésor.
Tot» "SM- C0RtEV± y tint se sont 'à\^aAcês àu tjïii règai^d^rU
de loin.
Dn trésor I
MASSOUR,
Oui , un trésor que tii as décbuvert. {Ali-haha fait un itsaupemëht in\^crl6htàïre.) XA pairt.) Il se trouble I . . {Haut) Ou que tu va^ déùotiVrir.
TOUS iLteà i^vaiÈux.
Quel bonheur!
ALi-BÀBA, %' efforçant de reprendre un air calme. Allons } lu te moques de moi.
HASaOUR.
Pour preuve du contraire, je promets de revenir ayant la fêle du Ramadan, et je consens à être lapidé comme un imposteur siy d'ici là , ma prédiction n^est point accomplie. {Signe d* admiration des assistons ; î^ embarras d'Ali-baha
augmente.)
SAÀDI.
Lapidé ! il faut croire qu'il est bien sûr de son lail.
M Assoira , avec intention.
Oui , j'en suis sûr.
ALi-BAjA y à part.
Comme il me regarde .' . • . on dirait qu'il veut pénétrer mon secret. (Ùaut, s^ efforçant d'être gaL) Va, ya^ beau prophète , tout simple quUl est j Àli-baba te devine. Tu promets des trésors aux gens crédules afin que, par reconnaissance , ils te donnent réellement une petite portion de ces richesses que tu leur distribues si libéralement en paroles, n'est-ce pas? mais tu ne réussiras pas ici. Avec la meilleure volonté, un pauvre bûcheron tel qae moi, n'est pas en état de se montrer généreux.
MA8SOVR.
Tout est relatif. Le moindre de tes dons nous snfllra*
%kkïiiià part.
Puisque je les ai fait venir , il est juste que je leur donne quelque chose. Je vais voir dans le petit coffre où Zutnlbé met son argent , si je ne trouverai pas quelques pièces de menue fnonnaie.
(// entre dans la petite maison sans être remarqué d^AUrbaha)
AhiB AB A , h part.
Ces gens'là m'inquiètent, je voudrais les voir I<Mn d'ici. MAssoua , h une femme sortie de la grange ^ et assez bas pour qu^ Ali^baba ne puisse F entendre.
Sais- tu si ce Khan renferme beaucoup de monde?
l]N£ f£MMÉ.
Fort peu. Les voyageurs sont rares en ce moment,
massour , à part.
Bon!
SAADi , en descendant le perron , à pari»
Une vieille pièce noire et jaune; c'est bon pour euis (Haut, à Massour) Tenez, voilà pour vous.
Massour ; à part.
Un sequin ! altéré comme les nôtres ! tout annonce qu'il Tient de notre trésor.
SAADI y à Massour, Vous êtes content ?
^AssquR.
Très-content.
Tant mieux. Mais vous ne m'avez rien dit à n|oi ; je serais bien aise de savoir aussi ma bonne aventure. (// relève ses manches et lui présente les deux dras.) Choisissez.
MASSOUR.
Toi 9 tu partageras le sort de ton oncle.
SAADI
Grand merci ^ cela ne sera pas si malheureux.
ALI-BABA , à part.
Que [veut-il dire ? (Haut.) En voilà assez ; au revoir, })raves^ens. Que Mahomet vous conduise chez des person« nés mieux en état de vous récompenser !
MASSOUR , h pari.
J'ai reçu plus^que tu ne penses. {Haut) Je suis fort heureux d'être venu chez toi. {A part.) Tout est disposé ; demain j je ne te craindrai plus.
// sort. La foule le suit ainsi que Saadi,