‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 37 sur 48 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

NOURMAHAL, MASSOUR en Cadi -, ALIBABA, SAADI,

quatre Voleurs qui font les fonctions d'Huissiers.

MiSSOUR.

Relevez- vous , bonnes ^ens. Mon lieutenant m'a fait part du motif qui vous conduisait à ma demeure ; il m'a transmis tous les détails que vous lui avez communiqués ; mais vous devez comprendre qu'une simple déposition dénuée de preuveS} ne suffît point pour provoquer de la part d'un magistrat ; des mesures telles que l'exigerait la position dans laquelle vous vous trouvez^ si elle était suffisamment constatée.

Seigneur Cadi , je suis prêt à vous donner à cet égard , toutes les satisfactions que vous desirez.

MASSOUR.

Vous déclarez avoir enfermé dans une cave ; d!x*neuf voleurs cachés dans des tonneaux ?

Oui y seigneur Cadi .

MASSOUR.

Gela paraît extraordinaire , mais possible néanmoins , puisque vous l'affirmez . . . d'ailleurs ; le fait est facile à vérifier. Avez- vous la clé de celte cave ?

ÀUbaba» 5

* ^ au-bAba .

Om, seigneur CaJi.

MASSoun^ a paru Bon !

Je vais vous conduire .

MASSOUA .

Je ne puis m'éloigner en ce moment. Remettez-la moî ; uu de mes li^utenans va requérir main forte , et s'emparera de ces misérables , qu'il ramènera ici-même^ pour y être confrontés ayec vous, et peut-être avec un autre personnage que j'attends.

SAAOI.

Le chef des voleurs , mou oncle .

Mon neveu pourrait an moins servir de guide .

MAfiSOUB .

C'est inutile.

SAADI

i^'aime mieux rester avec vous, mon oncle. Auprès du seigneur Cadi, il ne peut rien m'arriver de fâcheux , tandis que ces coquins- là . . . écoulez donC; s'ils peuvent se venger sur quelqu'un^ ils n'y manqueront pas. et je ne me soucie pas dutout d'avoir la préférence.

MASSOUR.

Ce garçon est prodent.

SAADl.

Oh ! très-prudent , seigneur Cadî , comme vous dites fort bien. D'ailleurs ; il n'est pas nécessaire que je me dérange , tout le monde connaît la maison d'Ali-baba , fagotier ^ rue du Vieux Sérail.

. MASS0Ul\.

Donne -moi cette clé; brave homme.

ALl-BABA.

Là voilà y seigneur.

MAssouRy bas à un voleur qiCil appelé ^ el quil mène a V écart Cours délivrer nos camarades^ et qu'ils se^rendent à la

forêt ; nous ne tarderoDg point à les y reîoindre» Quant an tailleur . . . {AvecJkuJ) Ne le manipie paa^

SAAOi:

. Yojez-vous 9 mon oncle ; coranie il s'anime , le seigneur Gadî I ils seront tons pendes ; c'est sûr»

MÀSSOUR.

Heim \ que 4is--tu 7

SÀAOI.

f e dis 1 3ei^eur , quç paa un n'éphappera.

MASSOUB.

Je Tespëre du moios. {Au voUur^ Va , et reviens vite . (JLe voIgwp sojtt!!^ Voilà la premier^ opération faite. (^ parif à Nourmahal.) Il faut nous assurer des deux femmes ; mais comment ? {Il rei^.) J'y suis. (JStmt') Maintenant ; brave hovamie, dis*moi ; y art«il eu des témaimç da &k que tu dénonces?

Ouiy Seigneur.

KiSSOUR.

Je veux les entendre* Désigne-les. v

D'abord^ Morgiane, ma sœur, veuve du malheureux Gassim que ces brigands ont assassi4é .

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