‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 41 sur 48 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

MASSOUR , HOURMAHAL , ZUTULBÊ , ALUBABA;,

SAADL

NOURNAHAL , arrêtant Zutulhê.

. Demeure, toi; tu me plais.

zuTULBÉ ; a part* O ciel ! {Haut.) Moi . . . seigneur ?

ISOURMAHAIm

Oui, toi. Es-tu libre?. . . je te garde« Si lu es esclave , je t'achète.

alI'Vaba^ à part.

Fatal contre-temps !

NOURMAHAL , souriant.

Sois tranquille , tu seras en bonne compagnie

zuTULfié y a part.

Il me fait frémir ! {Haut.) Je suis fort sensible à Fintérét que vous me témoignez , et je m'efforceraî d'y répondre. ( Bas à Ali'-Baba . ) Que va penser Morglan'e? Puissc-t-elle agir en mon absence !

NOURHAHAL.

Eh bien ! dbarmante Bajadére , poar dissiper nos sera* pnleSy en supposant que l'un de nous en ait conserve, chante-nous quelques vers à la louange de cette liqueur divine.

ZUTULBÉ.

Seigneur ; je ne sais ...

MOURlffAHAL.

Cherche ; tu trouveras.

ZUTVLBi.

J'obéis. {A part) Il faut bien captiver leur confiance.

massouR; bas à Nourmahal.

Ces femmes devraient être ici. {Il paraît inquiet^ regarde par les croisées, va et vient dans le fond ^ et prend fort peu départ à ce qui suit.) ^

zuTULBÉ, chante en s^ accompagnant sur la harpe.

I« Couplet.

(Musique de Dalayrac.)

On dit que le bon TÎn t'offense, Qu'aux Tienx croyans tu l'interdis | Des autres biens , la jouissance Ne fut permise qu'à ee prix.

Révoque un arrêt si funeste , O toi , Législateur divin !

Plus indulgent , permets le vin , ,

Ht ne leur dëfends pas le reste.

( On répète le refrain tn quatuor, Nourmahal perse à boire. )

1I«. Couptet, '

Ta loi prescrit aus vrais fidèleS; Leçons -d'amour, de volupté.

L'jenceiis que Ton prodigue aux belles , Far ce nectar est augmeuté ; Dès-lors on doit en faire usage , ^ Sur terre et dans ton paradis.

Le moyen de plaire aux houfis , C'est de leur rendre un double hommage.

(jRff/ram comme au pr<emier couplet» )

i^OVftUAHAL .

. Jolie Bnyad^re , meU te^s leçons en pratique. Versé par toi f ce vin' nous semblera meilleur.

ZnTUI.BE.

Volontiers. {A part.) Puissent-ils me comprendre l Chacun à son tour , puis tous à la fois , présentent leur verre à Zutulbéqui tient un flacon de chaque main; celui de droite contient de Vj^w , P autre du vin. Ainsi elle renfplU à, plein bord le verre de Nourmahal, tandis qu*elle ne met que de Peau dans ceux de ses maîtres. Elle foit signe à Alibaba et à Saadi de foire semblant de. boire autant que NourmahaL Saadi, que cela contrarie^ est prêt à se plaindre y mais son oncle l* arrête et lui impose silence.

• ZfOimMAHAL.

Excellent!

AI4I-SBASA .

Parfait.

«AAm, à part.

Oui y pas mal ! c^est de l'eau*

NOURMAHAL , qui commcncc Jt être échauffé.

Moi, je parierais que le Prophète n'ayait jamais bu de vin; sans cela y il ne lut serait certainement pas venu dans Fesprit de nous défendre ce qu'il y a de meilleur sur la terre. Je n'en fais pas le fin , moi , je donnersus tontes les bouris de p^ monde*ci et de Tautre pour deux flacons de Scbiras. je crois même que j'offrirais du retour.

■SAADir

Deux flacons! par jour ?

kouhmahàl.'

Bien entendu. Ah ! que c'est bon ! verse^ tbon ènbnt; et tout plein /je t^en prie; ne me ménage pas. Allons, Alibaba^ courage !. . . imitez -moi. . . imitez votre joyeun compagnon.

SAADX.

Mon oncle ! ah ! bien ,«oui^ c'est une poule mooUlée/

KOURMAHAL , h Zutulhé.

Allons^ verse donc ; tu nous oublies .

Pas du tout. {Bas à Ali-baha.) Feignez de vous assoupir.

JVounnahal a bu coup sur coup j mais ^n ^ohs^vtmt le progris de V ivresse dans Ali-bàba et son neveu. U Joint d'être un peju appesanti j et prend le flacon des mains de Ztttulbé pour ttchê^ât ses convives. En effet y par les conseils de .Zutulhé^ Ali-^aba et S aadi tombent endormis, Massôur qui observe dans le fond , et qui attendait-ee mpm^nt atec ttapùlièiÈCôy Aavûiiae^tptind brusquement 'ZutiUbé, par la main •

MASSOUR.

S'il t'arriye de révéler jamafe à qui que ce soit ce que ta "irjRs VMTvf ta ^lii^s Ment\6t eotntneiiiôqs punissons' les'îndiscrets et lès eurÎMftx .

lïOURMAHAL .

Sais trAnqttU1e> 'CsipîAftiee* Eile<Be*me guktera plus ^ et f je la punicai |DQoini«â^ •

.^xmvtvkf'à.N^^irmdhal.

Dîsposft4e 09oi \ je t^appa^lietts mainieRant •

MA$aov&9 b€U^ Nwrmahal.

Les voilà- dans L'étatoù je Its 4lesiyats.<Ftais afiprecher «n •palanqnin, et qu'ils soient transportés de suite ii la forét. Emmène cette «sclave; il serait imprudent' 4e ia rénidrc témoin deee que naus allons faire.

KOUBMABAii | à Zutidbé. • Suis-moi •

ZUTULBÉ.

OÙ me conduis-tn?

nourmahAl.

Que tMmporte? Obéis. Qu'as tu donc?

ZCTTULBÉ.

Je ne me sens pas bien. Si tu voulais me permettre 'de prendre le frais sur la terrasse !

KOURMAHAL.

Sur la terrasse*?

MASSOUR.

Soit.

ZVTULB&, à paru O Mahomet ! qu'allons - nous devenir ? ( Nourmahal ouvre une portière à gauche et la fait passer sur la terrasse. )

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