‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 40 sur 48 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

NÔURMàHAL, MASSOUR , ALï-BABA , SAADI^ Voleurs en Esclaves , ZUTULBÈ , Bayadères.

{On introduit une troupe /Tesclaves demi les unes portent des instrumens et les autres sont vêtues en danseuses. Parmi les Bayadères on distins^ue Zutulbé dans le cos*^ tume le plus élégant.)

zvTV i*Txà , à part.

J'ai conçu des soupçons que je viens éclaircir»

NouRMAHAi* y à Massour.

Ibrahim fait bien les choses ; il vous envoie des Bayadë-res pour égayer le repas.

MASSOUB.

Tu peux les congédier , il ne convient point & la séyérité d'un magistrat. • •

SAADI

Ah! seigneur Cadi!

ZUTULBÉ , à part.

Les voilà ! . . heureuse inspiration !

SAADI

Ce serait dommage; elles sont si gentilles t

r^ri m -■ — ■ : -^.. ^

IJÎASSOUB.

€ela t'amuserait donc lieaucoup?

Oh ! beaucoup^ tout pleio> seigneur Cadi.

Y penses*-ttt, Sàadi?

SAADJ, bas.

Il n'y a que les honteux qui perdent ; vous le Toyez Bien, mon oncle.

MASSOUR y à jili'baba.

Approchez, et metles'^Tcnis à table.

Jamais y seigneur Cadi. Nons savoss trop qg que le respect...

Nous accepterons três-Tolontîers tout ce qu'il vous plaira dé nous offrir. . . mais nous serons aussi bien ta. . . dans un coin.

ùAssonn.

Comme vous Toudrez.

(Masseur se place y et rhutittàhal-à sa gauche; vis^à'^is^ sur unpaii divan, AU'baba et Suadis'asseoUntet reçois vent tout ce que leur envoie Nburmahal.')

{Dês danses Ugires et voli^tueuses se succedentpendant Is repas, ZutuLbé danse en s^accon^pagnant de son instrument \ Jfourmahalla remarque, et parait la trouver fort * -à son gré,)

zirruLBÉ, qui a trouvé moyen de s'approcher de son maître en jouant du luth ^ saisît le moment oà Massour et Nourmahal regardent un pas dansé pat] plusieurs Bqy^adères , pour dire bas à s<m. maître.

Vous êtes tombé Sans on.pîège.

saAdi , reconnaissant Zntulbé»

Tiens > mon oncle , c'est. . .

Àbl-BABA^

C'«»t trè$ -joli • • • ceriainemenl. {Bas.) Silence. -{Massoufet Nouftmahal se retournent et fe^gnend 4^ s^ amuser

de la surprise deSaadu) zuTULBÉ^ de même *^ Le prétendu Cad i est tin împostear..

ALI- BASA , à part.

Divfn Prophète !

ZUTDLBÉ.

Vous êtes au milieu de vos ennemis. . . Moustaplia yient d'être assassiné.

ALI-BABA , de même»

Assassiné !

SAADi, de même»

O mou Dieu! i

zvtulb£, de même.

Du calme , du sang-froid ! n'ayez pas l'air de me con* naître , et suivez tous mes mouvemens. {Elle s^ éloigne.')

MAssouR f bas à NourmahaL Il faut les enivrer.

zuTULBÉ, qui a entendu en passant près d^eux^ à part Comment les. soustraire à ce nouveau péril ?

IVOURMAHAl»

Seigneur Cadi^ il me semble qu'un repas est incomplet si Ton n'y savoure point ce nectar délicieus dont le Coran nous défend l'usage ?

MASSOUR f avec unefyinte sMrité»

T penses-lu 7

ivourmAhal.

A dieu ne plaise , Seigneur , que j'ose voiis proposer une infraction à la loi de notre saint Prophète ; vous en êtes , je le sais, trop fidèle observateur. Mais Ibrahim a mis à ma disposition ce panier de vin de Schiras^ ces bonnes gens et moi , nous trouverons un grand plaisir à le vider. Daignez, seulement ne pas vous en apercevoir.

MAssouR , soUrianl»

Ces délits ne sont pas de ma compétence ; c'est au Muphti à les punir. Quoiqu'il en soit , je t'invite à congédier ces témoins trop nombreux.

zuTULBÉ; à part»

Bon !

KOURMAHAL^ IfUS à MuSSOUT»

Tout va bien. (// se lève et donne plusieurs bourses aux danseuses et aux autres esclaves qui ont concouru au diver tissement,') Mes amis , recevez ces témoignages de la satisfaction du Gadi.

(^tout le ballet sHncline et sort,)

ZUTOLBÉ f bas et vivement à son maître»

Je vais courir cbez le véritable Gadi , et Famener ici pour vous délivrer.

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