‹ Ali-Baba; ou, Les quarante voleurs: Mélodrame en trois actes à spectacle, tiré des Milles et uneChapitre 7 sur 48 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ZUTULBÉ> SÀADL

^jLàoiiqui estentréAia Jln de la scène ^ çl s^esl app^ché

doucemani de ZiUulbé»

Ah ! tu aimes le fruit défendit ?

Beaucoup.

Qu'est-ce que cela ? .

Ce qoi n'est pas perjxiis.

SAADfr

C*est-ttb6a7

itjrtfLué.

Délicieux. Demande à toutes tes ^eàimés.

MMh

^a^mmmm

SÀÀDI.

Non i je ne veux le demander qu'à loi.

ZUTULBi.

Il n'est pas certain que ye reuille te répondre.

SAADI

Je t'en prie j Zatulbé , réponds-moi. Seulement à une question.

zuTOLBÉy à part.

Gela ne peut pas se refuser. (HauL^ Allons^ TÎte.

SAAOI.

Ck>mment se fail-il que ce qui est délicieux ne soit pas permis ? il me semble que c'est une injustice de la part du l^rophëte , puisqu^il a promis de nous rendre heureux.

zuTOLBÉ, à part.

Voilà , pour un ingénu ;' une question assez fine^ et qui m'embarrasse.

SAADI

Eh bien ?

ZUTULBÉ.

C'est au contraire un moyen ingénieux employé par le Prophète , pour nous donner ici bas un ayant-goût des délices de son paradis.

SAADI

Je ne comprends pas bieii cela ^ et je crois même que tu me trompes.

ZUTULBi:.

Non : foi de Zatulbé. . .à moins que je ne sois moi-même dans l'erreur.

SAADl.

Ta me trompes, et je Yais t'en donner là preure. Mon oncle me défend de t'aimer , et cela me chagrine beaucoup. Te Yoir tous les jtsrs , à tout moment^ et ne pouvoir té dire que je t'aime , c'est un tourment insupportable. Certes^ malgré tout mon respect pour le Prophète ^ je ne vois rieu là de déltoiettz pour le pauvre Saadi.

ZUTULBB. '

Peul- être ta cesserais de lu'aimer ^ s! on te le permettait. !

akxDi, vivement. j

Oh ! je suis sûr da contraire. ^

zuTULBÉ , à pari. < Paayre garçon ! sa naïveté me touche , maïs je ne dois pas permettre . • . {HauU) Saadi ?

SAADI

Zutulbé ?

SUTOLBÉ.

Ce que je yais vous dire esi très-sérieus*

fiÀADl.

Tant pis, la gaité te sied bien !

Je TOUS défends de m'aîmer.

•AADf.

Je ne t'obéirai pas. .

ZOTULBll.

De me le dire.

SAA^BI.

Je te le dirai chaque fois que j'en trouverai Foccasion»

ZÙTULBé.

De m'accompagner . . •

SAADI

7e te suivrai partout. ( // lui prend la main^ )

ZOTULBÉ.

De me serrer la main . . ,

Elle est si blanche et si douce \ (Illa baise, )

ZUTULBÉ, retirant sa main.) Et surtout de vous permettre avec moi des libertés que rien n'autorise/ entendes^- vous y Saadi? Je vous le défends.

SAADI

Ta me le défends ? bien vrai ? v

ZUTULBÉ.

Très-vrai.

. * 8AÀî>ï jà part.

U iàui que ;e sache si elle m'a trompé. (Il lui dérobé un baiser^ et paraît ivre de bonheur, ) Ah I Zululbé , le Prophète a raison. Je ne connais rien de pins délicieut que le fruit défendu. Encore. . • (// veut P embrasser : elle lui échappe, )

Finissez^ Saadi.

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