II
Maladies locales.
Ordre
Des sens internes.
Des sens externes.
Des appétits.
Des sécrét. et excrétions.
Empêchant les différ. act
De la surface du corps.
Dislocations.
Solutions de continuité.
Classe
Maladies de l'enfance.
Ordre
Générales.
Locales.
ensuite à Pise et à Messine, il revint à Bologne en 16G6 et y fil des cours d'anatoniic. Nommé, en 1691, premier médecin d'Innocenl XII, il se fixait à Rome. Mort dans cette ville le ^9 novembre 1G94.
L'autopsie fut pratiquée par Lancisi. « Voiei, dit-il, ce qu'on trouva de plus remarquable à l'ouverture de son corps. L'abdomen ayanl été ouvert, nous trouvâmes l'estomac avec les intestins, la rate el le l'oie liés sains, quant à la couleur et à la grosseur. La vésicule du fiel contenait seulement une grande quantité de bile noire. Le rein gauche n'avail rien de contrefait, mais le droit était deux fois aussi petit, et son bassinet était deux fois aussi grand ; ce qui expliqua la cause de la descente facile des calculs. Nous trouvâmes dans la vessie un petit calcul qui semblait y être tombé depuis peu de jours avant. Quand le sternum fut enlevé, les poumons parurent flétris avec quelques marques de corruption au dos. Le cœur était plus gros qu'à l'ordinaire, et le ventricule gauche était plus dur et plus épais dans quelques endroits que dans d'autres ; cependant on ne trouva point de polypes dans aucun des ventricules, quoiqu'on eût lieu de le soupçonner. Enfin le crâne ayant été enlevé, on découvrit la vraie cause de sa mort ; car le ventricule droit du cerveau contenait presque deux onces de sang extravasé, et le ventricule gauche était rempli d'une sorte de phlegme épais et jaunâtre, qui pesait plus d'une once. De plus, la dure-mère était plus adhérente au crâne qu'à l'ordinaire. »
MARJOLIN (Jean-Nicolas). — Né à Ray-sur-Saône, en Franche-Comté, le G décembre 1780. Reçu docteur à Paris en 1808, il concourait, en 1812, pour la chaire de médecine opératoire. Ses concurrents étaient Roux, Dupuytren et Tartra. La lutte fut acharnée, sinon courtoise, et Dupuytren l'emporta sur ses rivaux. Marjolin se consacra alors spécialement à des cours particuliers d'anatomie et de chirurgie, que fréquentaient de nombreux élèves. En 1818, il obtenait, dans un concours où il eut à lutter contre Béclard, la place de chirurgien en second de l 'Hôtel-Dieu. Le i3 septembre de la même année, il était nommé professeur de pathologie externe. En 1828 il quittait l 'Hôtel-Dieu pour devenir chirurgien en chef de l'hôpital Beaujon. Mort le 4 mars i85o.
« M. Marjolin, écrivait un de ses contemporains, est non seulement digne d'estime, mais il mérite sincèrement d'être aimé. 11 a prouvé en i8i3 et i8i4 qu'il était homme de cœur et bon patriote, en acceptant un service gratuit dans les hôpitaux de Paris, alors encombrés de militaires blessés, et il prouve tous les jours qu'il est homme obligeant et bon confrère, par les conseils qu'il donne aux personnes peu fortunées qui
viennent le consulter, et par l'appui qu'il prête aux jeunes médecins qui se placent sous son égide. Il ne vient jamais à l'Académie dans l'intérêt de la science, dont les destinées ne l'ont jamais inquiété, c'est vrai ; mais en revanche il y vient toujours quand il s'agit de favoriser la nomination de l'un de ses protégés. Enfin, à tant de qualités, M. Marjolin joint encore l'inappréciable avantage d'avoir toujours devant ses malades un cœur gai et une figure épanouie. Un chirurgien qui a presque la réputation de Boerhaave, cinquante mille livres de rente, un jardin aussi beau que celui des Hespérides, et pour homonyme la plus belle des fleurs connues (Dahlia Marjolin), peut bien croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. »
MARRAST (Armand). — ^"é à Saint-Gaudens le 5 juin 1801. Professeur au collège de Saint-Sever, il vint à Paris et entra comme maître d'études à Louis-le-Grand. Laromiguière, l'ayant distingué parmi ses auditeurs, le prit en affection, et lui confia le cours spécial des conférences de philosophie. Il commença alors à s'occuper de politique. Signalé pour avoir pris part aux manifestations qui suivirent la mort de Manuel, il dut résigner ses fonctions. En i83o, il entrait à la Tribune. Compromis dans les événements d'avril i834 , il put s'évader de prison le 12 juillet i835 et passer en Angleterre. Il revint en France en i84i. En 1848 il fut membre du gouvernement provisoire, maire de Paris, président de l'Assemblée nationale. Mort le 10 mars i852.
Marrast était lié avec Casimir Pinel, et, se trouvant à Sainte-Péiagie, il obtint deux fois, vu son état de santé, d'être transféré à la maison de santé de la rue de Chaillot. Voici les pièces le concernant :
2e division PRÉFECTURE DE POLICE
3e bureau Paris, le i3 février i832.
a M. le docteur Pinel. tenant une Maison de santé rue de Chaillot, N° 76, recevra du porteur du présent, et placera dans ladite maison, le ci-après nommé venant de la Maison de Sainte-Pélagie, Marrast, Armand, condamné à 6 mois de prison pour diffamation envers les ministres du Roi ; pour recevoir les soins que son état réclame. Le S. Marrast, dont la translation dans une Maison de santé a été autorisée par M. le Ministre de l'Intérieur, devra être tenu en état de détention et il est enjoint à M. le docteur Pinel de ne le laisser sortir de son établissement sous quelque prétexte que ce soit.
« En recevant le S. Marrast dans sa Maison, M. le docteur Pinel devient responsable de la personne de ce prisonnier et il devra faire dans les vingt-quatre heures devant le Commissaire de police de son quartier une déclaration portant qu'il accepte cette responsabilité sous les peines portées par la loi. »