‹ Aliénistes et philanthropes; les Pinel et les TukeChapitre 33 sur 35 · Spasme général · texte numérisé non relu

Spasme général

» particulier.

Classe VI. Maladies éoacuatoires.

Ordre 1. Evacuations insensibles.

» 2. » d'air.

» 3. » de substances solides

non organisées.

» 4. » de corps organisés. » o. » de liquides opaques. » 0. » de matières Liquides

transparentes.

» 7. t) sanguinolentes.

Classe VII. Maladies par rétention de matières solides ou liquides. Ordre 1. Rétention de matières plus ou moins fluides dans une cavité.

» 2. Rétention de matières plus ou moins fluides dans plusieurs cavités.

» 3. » d'air dans une ou plusieurs cavités.

» 4. » de matières plus ou moins épaisses dans une ou plusieurs

cavités.

» Y). » de matières plus ou moins épaisses dans plusieurs cavités

avec extension des parties. » de matières dures ou solides dans une ou plusieurs cavités. » d'un ou plusieurs corps organisés dans une ou plusieurs cavités.

» 8. Déplacement des os ou des parties dures. » 9. Déplacement des parties molles.

Classe V11I. Maladies de l'esprit.

Ordre 1. Vices de l'imagination.

» 2. » du jugement.

» 3. » de la mémoire.

» 4. » du jugement et de la mémoire

VOGEL (Rodophe-Augustin). — Né à Eri'urt le ier mai 1724. Nommé en 1753 professeur à l'Université de Gœttingue. Mort le 5 avril 177/1. Il a laissé la classification suivante :

Classis I. Febres.

Ordo 1. Intermittentes.

» 2. Continua?.

Glassjs III. Ej.ischœses.

Classis V. Spasmi.

Ci. assis VIF. Ih/perœ.sl/iesrs.

Classis IX. Paranoïas.

Classis II. Profluvia.

Ordo i. Hémorrhagiœ.

» 2. Apueenoses.

Classis IV. Dolores.

Classis VI. Adynamiœ.

Classis VIII Cact.exise.

Classis X. Vil in.

Ordo 1. Inflammationes.

» 2. Tuniores.

» 3. Exlubspenlî»,

» 4. Pustulœ et papulao.

» ."> Mïiculœ.

» 6 Dissolutions.

» 7. Concrctiones.

Classis XI. Deformilales.

Les différents ordres comprennent 56o genres.

WIER (Jean). — Né en iôio à Grave-sur-Meuse, Jean Wier démontra, dans son ouvrage De prœstigiis dœmonum et de lamiis, que les prétendus sorciers ne sont que des aliénés. Comme il était disciple du fameux Corneille Agrippa, qui fut son maître de philosophie avant qu'il allât étudier la médecine à Paris, puis à Orléans, on a cru ou supposé qu'il partageait les idées de ce visionnaire, si malmené par Rabelais sous le nom transparent et ridicule de Herr Trippa ; mais on oublie qu'après avoir été reçu docteur en i534, Jean Wier fit de longs voyages en Afrique et en Asie, et que le principal de ses ouvrages sur la possession fut publié en i564, lorsqu'il était déjà depuis bien des années médecin ordinaire du duc de Clèves et honoré de la confiance des empereurs Charles V, Ferdinand Ier, Maximilien II. De ses écrits en défense des possédés et des démoniaques, on conclut qu'il était lui-même un adepte de la magie noire, et qu'en affirmant que les prétendus suppôts du démon étaient des malades qui relevaient de la médecine, il plaidait sa propre cause. Dans sa Démonomanie des soreiers, Bodin n'hésite pas à déclarer que de telles opinions sont d'un homme très ignorant ou très méchant. « Or Jean Wier, ajoute-t-il. montre par ses livres qu'il n'est point ignorant, même qu'il est médecin, et néanmoins il enseigne en ses livres mille sorcelleries damnâmes. » D'autre part, comme il était un peu excentrique, et d'une constitution si robuste qu'il pouvait.

paraît-il, passer jusqu'à quatre jours sans boire ni manger, tout en vaquant à ses affaires comme à l'ordinaire, on \oulul le faire passer pour un charlatan, en invoquant contre lui-même son curieux Traité des jeûnes simulés, et jusqu'à l'épitaphe un peu emphatique que lui firent ses quatre fils, dont l'un avait le prénom de Galien, à sa mort survenue subitement le 24 février i588, dans sa soixante-treizième année. En somme, dans ce dernier tribut à la mémoire de leur père, ses enfants firent ressortir, outre ses rares qualités, son grand savoir, son immense réputation, sa fidélité aux princes dont il fut le conseil, la piété profonde et constante dont il fit preuve toute sa vie durant, mentionnant à peine en termes généraux et très brièvement les œuvres et les services qui devaient recommander son nom à la postérité. Excellent observateur. Jean Wier a consigné ses remarques sur les principales maladies épidémiques et endémiques qu'il lui fut donné de traiter, dans trois recueils estimables, auxquels ont nui ses ouvrages spéciaux sur la vraie conception de la sorcellerie. Il avait fait une profonde étude des passions, ainsi que le prouve un Traité spécial de la maladie de la colère et de son traitement philosophique, médical et théologique. Il est évident qu'aux yeux des exorcistes et des croyants à la possession, cet iconoclaste devait être considéré comme un vrai diable. D'autres, il est vrai, lui ont reproché d'avoir cru aux sortilèges et aux prestiges du démon, et Pinel lui-même déclare que ses écrits sont « dignes d'être autant rapportés à la théologie qu'à la médecine. » Mais il s'empresse d'ajouter : « C'étaient là des erreurs du temps. »

YVILLIS (Thomas). — Thomas Willis, né le 6 février 1622, l'un des plus célèbres médecins d'Angleterre, avait acquis une réputation européenne, tant par ses écrits que par sa pratique étendue. Profond anatomiste, physiologiste éminent, il a longuement décrit les diverses affections du cerveau. Pour lui le traitement de la mélancolie est toujours difficile et de longue durée. Il conseille la douceur, les soins constants, l'éloignement de toute cause d'excitation, le changement de milieu. Par contre, il cherchait à inspirer de la crainte aux maniaques, et à les maintenir par la terreur, « Prima indicatio, scilicet curatoria, disciplinant, scilicet minas, vincula aut verbera a?que ac medicinam requirit. Proinde insaniens in aedibus ad hanc rem aceomodis collocatus, tum a medico, tum a ministris prudentibus ità tractetur, ut quodammodo semper, nempe aut monitis, et increpatione, aut peenis subinde inflictis, in officio suo, atque gestu, et moribus idoneis contineri possint. Et quidem pro sanandis maniacis nihil efficax magis aut necessarium est,

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quàm ut illi quosdam quasi terrores usque formident, ac revereantur. Hac enim ratione, anima corporea, quadamtenus depressa, et coercita, fastum et efferationem suam remittere cogitur ; et proinde postea sensim mitescit, ac in ordinem redigitur. Quamobrem furiosi nonnunquam citius per supplicia et cruciatus in gurgustio, quàm pharmacia aut mcdicamentis curantur. » Pourtant Thomas Y\ illis était un médecin philosophe ! Ce qui lui manquait, c'était la sagesse de Locke et la prudence de Sydenham.

WOOLMÀN (John). — Né en août 1820, John Woolman était fils d'un fermier Quaker de \orthampton. dans le West-Jersey. C'est à l'âge de >3 ans qu'il commença sa campagne anti-esclavagiste. Ayant appris le métier de tailleur pour s'assurer les ressouices indispensables à l'existence, il parcourut les divers états de l'Union, voyageant a pied, refusant l'hospitalité des propriétaires d'esclaves, et prêchant partout sa croisade. En 1772 il se rendit en Angleterre ; arrivé à York vers la fin de septembre, il y contractait la variole, et mourait le 7 octobre. Il fut inhumé dans cette ville au cimetière des Amis.

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TABLE DES MATIERES

Pages

Avant-propos 1

Plan de l'ouvrage

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