au Rillan
800 — au Launay.
Les eaux du Vauridet, du Rüllan et du Launay se réunissent dans une chambre commune située
(1) Ces puisards sont représentés dans la figure 1 par les cercles blancs situés sur les traits gros et fins, représentant les drains et conduites étanches.
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près du pont Hino, sur le chemin de grande communication n° 3.
Une chambre spéciale a été construite pour recevoir les eaux du Flageolet : de cette chambre, les eaux se rendent directement à la conduite d’amenée comme il est indiqué sur la figure 1.
C'est de la chambre du pont du Hino que part la conduite d’amenée en ville.
Cette conduite commence par un tuyau en fonte de 0" 30 de diamètre dont le fond est posé à la cote 148,10, soit à 0" 70 au-dessus des conduites d’adduction, qui, elles, sont posées à la cote 147,40. Ce tuyau est muni d’une bonde de fond permettant l'arrêt de l’eau.
Lorsque cette bonde de fond est fermée, l’eau s'élève dans le puisard et parvenue à la cote 148,60 elle se déverse dans un orifice de trop-plein constitué par l'embouchure d’un tuyau vertical assemblé par le bas à une conduite de vidange, munie elle-même d’une bonde de fond.
Cette conduite de vidange, débutant par de la fonte, est continuée par des tuyaux en ciment d’un diamètre de Om 30, sur une longueur de 400 mètres ; elle va déboucher dans le vieux lit du Rüillan à la cote 145,50.
Les conditions d'établissement des conduites d’adduction en fonte, ont été calculées de manière à ce que, malgré la contre-pression qui se produit dans le puisard quand le niveau de l’eau s’élève jusqu’à l'orifice du trop-plein, chaque conduite
puisse débiter le double du volume d’étiage, sans que la pression soit transmise aux dalots de drainage.
Lorsque parfois (mais cela est rare) après une longue saison pluvieuse, il arrive trop d’eau, on n’a qu'à ouvrir partiellement la bonde de fond de la conduite de vidange, de façon à ce que le niveau de l’eau couvre seulement la bonde de la conduite d’amenée en ville.
En partant de la maison de prise, la conduite d’amenée en ville traverse la vallée du Flageolet, arrive dans le versant gauche du Rüillan qu’elle traverse en aval du moulin de Névo ; elle suit ensuite le versant droit du Rillan et franchit la ligne de Pontivy au kilomètre 488450 mètres au moyen d’un aqueduc de 0" 60 en maçonnerie dont le radier se trouve à 6 mètres au-dessous du niveau des rails.
Elle passe ensuite sous le hameau de Rillan, traverse le chemin de grande communication n°10, plusieurs chemins ruraux, passe au Tertre au Vin (à amont du moulin de Crénan), à la Vallée, et arrive à Saint-Julien en se tenant dans le versant oriental de la rivière du Gouët, se développant de façon à contourner le revers des croupes.
Sous Saint-Julien, la conduite coupe le chemin de Saint-Julien à Plaine-Haute, puis, à la Côte-Boto, le chemin d'intérêt commun n° 1. Elle passe aux Tronchets et, jusqu’au Tertre-Jouan, suit une ligne presque parallèle à la rivière de Gouët dont elle épouse sensiblement les inflexions, quoiqu’à une altitude plus élevée.
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Elle passe ensuite par le Tertre-Jouan et la Sensie, puis 250 mètres avant d'arriver au Merlet, elle tourne sur la gauche, traverse le Merlet, puis le chemin de moyenne communicatwn n° 3 de Saint-Brieuc à Saint-Gildas, et arrive à la ligne de Brest au droit du kilomètre 479.
Elle longe ensuite la clôture du chemin de fer jusqu'au passage à niveau n0 242 du kilomètre 478 + 480. Là, se retournant d’équerre, elle traverse la ligne de Brest à une profondeur de 1" 50 sous les rails qui sont à la cote 131,23 du nivellement général de la France.
La conduite traverse enfin le ruisseau des Landes, celui de la Ville-Jouha, et arrive enfin à Château- Bily en suivant le chemin de Château-Bily et de la chapelle Saint-Hervé au Tertre.
Depuis la maison de prise jusqu'à la bouche d'arrivée à Château-Bily, la conduite d’amenée de On 30 de diamètre a une longueur totale de 17.035 mètres, dont 12.597 mètres sont en tuyaux de ciment assemblés au mortier de ciment, et 4.438 mètres de conduite forcée pour siphons.
Ces siphons sont au nombre de 17 ; ils se répartissent comme suit :
De la maison de prise au village du Rillan :
Siphon du Flageolet.….:.... longueur 80 mètres. SIDNONIAUREULIAN ER — 120 — Siphon des Tinnières...... — 285 —
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Du hameau du Rillan à Saint-Julien :
SIBRONUESMS IS ARR longueur 376 mètres.
Siphon de la Bruyère...... — Siphon de la Ville-Gruelle.. — Siphon de Créheny.. ..... — Siphon des Pertoquis...... — Siphon de la Vallée....... — SIDHONIUS A ECOS Ier ArE —
De Saint-Julien jusqu'au Tertre-Jouan :
Siphon des Fontaines #7" longueur SIDHORIAES CHÉNOLS- PAPE — Siphon des Tronchets ..... — DIDHONAIUIDOISREE PE CPR —
Du Tertre-Jouan à Château-Bily :
Siphon du Grand Epinard.. longueur Siphon du Bourg-Neuf..... — Siphon des Châtelets....... — SIDLONIAUN EI EEEPARIERS — Siphon des-Landes 4.22. — Siphon de la Ville-Jouha... —
45 mètres.
59 mètres.
Tous ces siphons sont en tuyaux de fonte avec joints au plomb, dits « joints Paris ». À l’amont et à laval, se trouve une bâche en maçonnerie, et, au joint le plus bas, sur tubulure tangentielle, une bonde de décharge permettant de pratiquer des
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chasses pour le nettoyage de la conduite ou pour l'écoulement de toute l’eau en cas de réparations à faire à l’aval.
Une mention spéciale est à faire au sujet du siphon de la Coste, le plus long de tous. Comme lon peut s’en rendre facilement compte sur la figure 3, ce siphon présente deux points hauts entre les hectomètres 1 et 2, 5’et 6, du kilomètre IX.
Or, lorsque, pour une raison ou pour une autre, une certaine quantité d'air s’introduit dans la conduite, cet air vient s’amasser dans ces points hauts et là, formant tampon, empêche, en vertu d’un principe d’hydraulique, tout écoulement de l’eau soit dans un sens, soit dans l’autre. Pour éviter ce grave inconvénient, on mit en ces points hauts deux ventouses automatiques, constituées par de simples boules de caoutchouc qui venaient obstruer un orifice lorsque, l’eau passant, sa pression les fixait contre cet orifice ; mais sitôt que de l’air venait à s’accumuler en ces points, les boules, tombant par leur propre poids, démasquaient l’orifice par lequel l'air s’'échappait. L'air parti, l’eau revenait et appliquait de nouveau les boules contre les orifices et l'écoulement de l’eau reprenait.
Théoriquement, cette installation était parfaite ; mais pratiquement, voici ce qu’il advenait : pendant des mois entiers il ne passait point d'air dans la canalisation et les boules restaient fixées contre l’orifice de dégagement ; elles y restaient si bien,
qu’elles s’y collaient, de telle sorte que, l’air arrivant,
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