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les boules ne tombaient pas et l’écoulement de l’eau s'arrêtait. |
Aussi, en 1908, M. Laporte, le distingué directeur de la voirie, remplaça-t-il ces ventouses par des tuyaux d’évent dont l'extrémité supérieure dépasse la ligne de niveau des eaux et par où l'air s’échappe dès qu’il se trouve aux points hauts du siphon.
Tous les tuyaux de la conduite d’amenée, qu’ils soient en fonte ou en ciment, se trouvent posés dans une tranchée de 1" 50 de profondeur moyenne, de telle sorte’qu'il y a toujours au moins un mètre de terre sur la conduite.
De distance en distance, se trouvent des regards permettant de localiser les recherches lorsqu'une irrégularité vient à se produire dans le fonctionnement de la conduite.
Cette conduite traverse les communes de :
Saint-Brandan, sur une longueur de 1.055 mètres
RAIN tele — ARDDOM Saint-Julien ……. — SUD Ploufragan.... 8.585 —
OT RERN 17.059 tmétres
$ 2. — Usine d’Ozone et réseau de distribution
Jusqu'en 1910, l’eau qui arrivait des captations du Rillan se déversait à Château-Bily, dans un vaste réservoir de 3.000 mètres cubes (1), séparé en deux compartiments distincts de 1500 mètres cubes chacun, d’ou elle repartait pour aller alimenter la ville.
Mais en juin 1909 éclata une épidémie de fièvre typhoïde (900 cas environ) dont la cause fut la contamination de l’eau de Plaintel (2) ; l’opinion publique s’en émut fortement et c’est alors que la municipalité de la ville de Saint-Brieuc s’entendit avec la Compagnie Générale de l’Ozone pour la stérilisation par l’ozone des eaux captées au Rüillan.
La construction de l'usine d’ozonisation, des bassins filtrants et des logements du personnel de l'usine fut menée rapidement et, au mois d’août 1910, l’usine commença à fonctionner.
C’est le détail de cette installation qui s’élève actuellement, à Château-Bily, à 1850 mètres de la
(1) Ce réservoir est représenté en A sur la figure n° 4.
(2) Voir dans Recueil des Actes officiels et documents intéressant l’hygiène publique (année 1909), le rapport Renault, du 29 juin 1909, et le rapport Bonjean et Martel, du 13 décembre 1909.
ARRET lu
ville, près de l’ancien réservoir d’arrivée de l’eau toujours utilisé, que je vais exposer ici.
L’eau venant des captations de Plaintel arrive dans un bassin de 125 mètres cubes ; en temps normal, ce bassin sert de bassin de décantation, et en temps d'orage ou de grandes pluies, lorsque les eaux sont très troubles, il est utilisé comme bassin de coagulation par le sulfate d’alumine (voir fig. 4, d.).
Du décanteur l’eau passe dans les bassins dégrossisseurs ou préfiltres (fig. 4, E, E’, E”, EE). Ces dégrossisseurs, au nombre de quatre, mesurent chacun 13%>X<2n 65, représentant ainsi une surface totale de 137 80.
L'eau v arrive par la partie inférieure, traverse une assise de dalles poreuses en béton armé sur laquelle est posée une couche de cailloux de 0" 20 d'épaisseur. Ces cailloux, d’un diamètre de 0" 04 à la partie inférieure, vont peu à peu en diminuant de volume jusqu’à atteindre la taille de 0" 02. Pardessus se trouve posée une couche de gros gravier de 0" 60 d'épaisseur.
Trois dégrossisseurs suffisent à assurer un débit normal, permettant ainsi de reposer l’autre dégrossisseur et de le nettoyer ou réparer.
Le nettoyage en est des plus simples : il saffit, à l’aide d’un jeu de vannes, de changer le sens du courant; l’eau entraîne au fond les boues accumulées qui se trouvent chassées dans le fossé d'évacuation des boues (voir fig. 4. Pour parfaire la réfection du