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d’une analyse faite le 2 avril 1896 par le professeur Miquel.
Actuellement l’eau de la Balavoine ne sert plus qu'aux triperies des abattoirs pour le lavage des tripes, opération ne nécessitant point une eau très pure, les tripes étant destinées à être bouillies ultérieurement. Je dois ajouter que toutes les autres parties de l’abattoir sont alimentées d’eau stérilisée.
Toutes ces petites distributions que nous venons de passer en revue, ajoutées au produit des puits publics, ne donnaient aux habitants qu'environ 30 litres par jour et par tête d’une eau très suspecte au point de vue bactériologique.
Ce fut alors qu’eut lieu un concours public en vue d'assurer à la ville une alimentation suffisante en eau potable. Six projets furent présentés : seul, fut retenu celui proposant de recueillir les sources des vallées disposées en éventail au pied de la forêt de Lorges. Ce dernier projet permettait de capter plus tard les sources d’autres vallons situés dans la commune de Saint-Brandan, ce que l’on fit.
Mon travail a pour but d'exposer ce projet, exécuté en 1894, puis les modifications qui lui furent apportées ensuite jusqu’en 1912.
Dans un premier chapitre, j'indiquerai comment est captée l’eau servant à alimenter les habitants de Saint-Brieuc, comment elle est amenée, débarrassée de la plupart de ses germes à l’usine d’ozonisation de Château-Bily, et enfin distribuée.
Dans le deuxième chapitre, j'ai réuni le plus grand
RP CNE
nombre possible d'analyses, afin de permettre une appréciation des résultats de l’ozonisation de l’eau au double point de vue chimique et bactériologique.
Le troisième chapitre contient la discussion du procédé d'épuration par l’ozone des eaux de la ville de Saint-Brieuc, des griefs faits à ce procédé, de leur valeur et de ce que l’on en doit penser. Les différents incidents qui se sont produits depuis le début du fonctionnement de l’usine d’ozone, y sont également relatés, ainsi que les diverses améliorations que l’on pourrait peut-être apporter à tout le réseau de distribution d’eau de cette ville. J’ai terminé ce chapitre par quelques considérations d’ordre financier.
Dans mes conclusions, j'ai essayé de dégager les indications pratiques qui découlent de l'installation de l’usine d’ozone de Château-Bily pour l’épuration des eaux de la ville de Saint-Brieuc.
Enfin le tout est complété par un index bibliographique indiquant les ouvrages ayant trait à l’alimentation de la ville de Saint-Brieuc en eau potable.
D’après l'exposé du plan de cet ouvrage, on voit que je ne parlerai pas des résultats sanitaires de la nouvelle installation (l’ozonisation), ces derniers ne pouvant être appréciés qu'à longue échéance.