INTRODUCTION
Jusqu'en 1863, le service public d’eau de la ville de Saint-Brieuc n'était assuré que par des puits particuliers et des fontaines.
Ces premières sources alimentant la viile sont, au Nord-Ouest la fontaine Saint-Brieuc et la fontaine Notre-Dame ; à l'Est, la fontaine à Loup ; au Nord- Est, la fontaine du Chemin neuf ; au centre de la ville, sur la place du Théâtre, le puits au lait ; au Sud-Est, le puits de Gouédic.
On peut encore citer : la Fontaine-Abraham qui perdait son eau dans un marécage occupé par le quartier d'Orléans et qui fut captée pour desservir le quartier du Martray ; actuellement l’eau de cette fontaine se perd dans le sous-sol ; une autre fontaine située rue Saint-Gouéno, et enfin la fontaine Saint- Quay située sur l'emplacement actuel de la gare.
En 1863, au moment de la construction de la ligne Paris-Brest, cette dernière fontaine fut captée et elle assura l’alimentation par bornes-fontaines du boulevard National, de la place Duguesclin, de la rue Saint-Guillaume, de la rue Madeleine et de la
rue du Port.
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En 1865, la ville profita des travaux de la gare pour capter de nouvelles sources au sommet de la rue Cordière ; de cette façon elle put placer de nouvelles bornes-fontaines rue Cordière, rue d'Orléans, rue Vicairie, place de la Préfecture et rue Fardel.
En 1884, la source de Saint-Jouan fut captée pour servir à l’alimentation de l’abattoir.
A cette époque, la ville entra en relations avec la Compagnie Générale des Eaux, pour l'alimentation complète en eau potable de Saint-Brieuc : un traité régulier fut passé. Mais devant les difficultés trouvées par cette compagnie dans la recherche de la quantité d’eau nécessaire, cette dernière demanda la résiliation du traité qui fut prononcée au Conseil d'Etat.
En 1891, la ville ajouta à sa distribution d’eau la source de la Balavoine, située au Nord-Ouest de Saint-Brieuc, à deux kilomètres à peine de la ville. Cette captation consista en un barrage du vallon au-dessous de la source par un mur en maçonnerie cimentée el une simple conduite amenant directement en ville l’eau ainsi retenue dans un réservoir cimenté et voüté.
Les eaux de la Balavoine furent exclusivement distribuées aux quartiers Kardel, Houvenagle, Saint-Gouéno et de Gouët. Ces eaux qui furent considérées à cette époque comme très pures, contenaient cependant 1960 bactéries au centimètre cube, ainsi qu’un bacille « présentant de grandes analogies avec le bacillus coli », comme il résulte