RÉCAPITULATION
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Ces 9.800 fr. ajoutés aux 37.580 fr. donnent un
total de 47.380 fr. HAL un Denchee net % 9. 257 Fr pour l'exercice 1911-1912.
On peut donc affirmer que l’installation de l'usine d'ozone à Château-Bily, loin d’avoir dépassé les capacités financières de la Ville de Saint-Brieuc, est d’ores et déjà une source certaine de revenus pour la Ville, constituant ainsi ce que l’on peut appeler une bonne opération.
CONCLEUMIONS
I. — Jusqu'en 1894, toutes les petites distributions que nous avons citées, ajoutées au produit des puits publics, ne donnaient, aux habitants de la ville de Saint-Brieuc, que trente litres, par jour et par tête, d’une eau très suspecte.
IT, — A partir de cette date, la quantité distribuée fut progressivement augmentée pour arriver, après les dernières captations de 1908, à donner 150 litres par Jour et par tête.
IT. — Cette eau est mise à la disposition des particuliers soit par les bornes-fontaines, soit pour 1.200 immeubles, sur les 1.800 de l’agglomération, à l’aide d’un branchement de maison; dans ce dernier Cas, pour éviter le gaspillage, l’eau est vendue au compteur.
IV. — Actuellement, la ville de Saint-Brieuc est alimentée, comme distribution publique, par les captations du Vauridet, du Flageolet, du Rüllan et du Launay, situées près de Plaintel, à quinze kilomètres de la ville, plus celle de la Balavoine qui n’est qu'à 2 kilomètres.
V. — Les travaux de captation, rudimentaires pour la Balavoine, sont généralement mieux compris
à Plaintel ; cependant, ils ne garantiraient pas, à coup sûr, contre les contaminations.
VIe En effet, à la suite de l’épidémie de fièvre typhoïde, dont l’origine hydrique par les captations de Plaintel fut établie, et qui décima la ville de Saint-Brieuc pendant le second trimestre 1909 (environ 900 cas), on décida d’avoir recours à l’ozonisation pour épurer les eaux de la distribution publique.
VII. — Les eaux de toutes les captations qui viennent d’être citées, à l'exception de celles de la Balavoine, usagée seulement à l’abattoir (triperies), sont traitées par ce procédé depuis août 1910.
VIII. —- Le système adopté fut celui de la Compagnie générale de l’Ozone, système Otto. Il comprend une installation pour l’amélioration préalable par décantation et clarification, et l’usine proprement dite.
IX. -- Celle-ci se compose d’un corps de bâtiment comprenant cinq salles : celles des gazogènes, des machines, des ozoneurs et émulseurs, du dessicateur d’air et celle à usage de laboratoire.
X. — Tout le machinisme constitue deux groupes absolument distincts et indépendants, de telle sorte que, au cas d'arrêt de l’un d’eux, l’autre puisse, à lui seul, avec une marche plus prolongée, subvenir à tous les besoins.