‹ Alimentation de la Ville de Saint-Brieuc en Eau PotableChapitre 58 sur 59 · XIV. — Le système de conduite et de canalisation comprend · texte numérisé non relu

XIV. — Le système de conduite et de canalisation comprend

1° Une conduite d’aménée de Plaintel à l’Usine d’ozonisation, longue de 17 kilomètres 035 dont 12.597 mètres sont en tuyaux de ciment et 4.438 mètres en tuyaux de fonte (siphons).

2° Un réseau de distribution partant de l’'Usine, située à Château-Bily, à 1.850 mètres de la ville, tout en tuyaux de fonte (système ramifié; coupecharge pour lPabattoir et quartiers bas).

XV. — Au point de vue de l’épuration de l’eau, les conclusions des nombreuses analyses réunies dans ce travail, prouvent des résultats très satisfaisants.

XVI. — On ne constate, en effet, jamais la présence de bacille typhique, de coli-bacille, ou de pathogènes autres dans l’eau traitée, que ce soit à la sortie de l’Usine ou aux bornes-fontaines. Quantitativement, on obtient, au désaturateur d’ozone,

une stérilisation approchée, puisqu'il n’y a jamais plus de dix germes asporulés au centimètre cube.

XVII. — Si, par hypothèse, la ville de Saint- Brieuc, avec l'expérience qu’elle a de l’ozonisation, était, à nouveau, appelée à choisir entre les divers procédés pratiques de purification centrale actuellement préconisés (filtres à sable submergé ou non, ozonisation, rayons ultra-violets) nous pensons qu'elle devrait encore adopter l’ozonisation.

XVIII. — Certaines modifications ou certains perfectionnements seraient cependant à envisager. En particulier, nous croyons que l'amélioration préalable de l’eau, amélioration obtenue par les filtres dits clarificateurs, est tout à fait insuffisante. Dans l'usine même, un compteur de débit d’air ozoné nous paraît indispensable.

XIX. — Par ailleurs, nous indiquons que la conduite d’amenée des captations à l’usine devrait être entièrement en fonte; que le réseau de distri: bution gagnerait à êlre maillé plutôt que ramifé.

XX. — On a fait au procédé de l’ozonisation certains reproches : celui de déminéraliser l’eau traitée, ou bien encore d’y introduire un corps nouveau, l’ozone, dont on ne connaîtrait la destination ultérieure; on laisserait entrevoir des inconvénients possibles pour l’organisme humain.

Pour notre compte, nous n’hésitons pas à déclarer ces griefs inexistants.

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