‹ Alimentation du paysan: Sous l'ancien RégimeChapitre 46 sur 53 · Registre du Parlement, 30 avril, 7 mai, 7 juin, p · texte numérisé non relu

Registre du Parlement, 30 avril, 7 mai, 7 juin, p

D’autres témoignages viendront confirmer les effets désastreux de disettes : « Je pense, écrivait Guy Patin en 1661, que les Topinambous sont plus heureux dans leur barbarie que ne le sont les paysans français d'au-

jourd’hui ; la récolte n’a pas été bonne (1). »

« Sans mentir quand une chère année Stérile en blé, nous est du ciel donnée, C’est en ce temps qu’un esclave enchaîné

Parmi les Turcs n’est pas plus mal mené... »

L'année 1662 présente le même spectacle, le paysan est aussi malheureux. Malgré tout « à la cour, éerit Guy Patin (7 février), on ne laisse pas de danser fortement le ballet, bien que la famine soit en campagne, principalement à Orléans, à Tours, en pays du Maine et ailleurs...» — « En 1662, dit un historien de la Champagne, il y eut une terrible famine ; les paysans se nourrissaient de racines et d'herbes des champs (2). » — « La disette a été très grande en la province de Normandie et presque partout le royaume »,écrit un bourgeois de Caen en 1663.« On voit par toute la France une pauvreté publique et générale », dit Guy Patin en décembre de cette mème année, « Je ne vois, écrit de Bretagne, M°° de Sévigné, que des gens qui me doivent de l'argent et qui n'ont pas de grain, qui couchent sur la

paille et qui pleurent (3). »

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