‹ Alimentation du paysan: Sous l'ancien RégimeChapitre 53 sur 53 · J.-J, Rousseau, Emile, I · texte numérisé non relu

J.-J, Rousseau, Emile, I

3. L’espion dans les cours des princes chrétiens, 1717, II, 200.

4. Quelque robustes que fussent les hommes d'autrefois, leur force vilale semble avoir été moindre qu'aujourd'hui. Entre Calais et Lille, un voyageur anglais remarque que les hommes sont athlétiques, et que les femmes des plus basses classes sont fortes et bien faites (D° Ricsv’s, Letters from France, in 1789, p. 12). À la veille de la Révolution, la durée de la vie moyenne

rielle n'est pas enviable et ne peut être comparée à celle du paysan d'aujourd'hui. Les progrès des moyens de communication, la facilité de l'échange des productions, les améliorations agricoles, l'élévation des salaires et du prix des denrées ont contribué, avec la culture de la pomme de terre, à l'augmentation du bien-être du paysan. 3

était d'environ vingt-sept ans ; elle dépasse aujourd’hui quarante. Cette différence est plus apparente que réelle. Si la vie paraît se prolonger, c’est que le nombre des naissances a singuièrement diminué, et que c’est dans la première enfance que la -mortalité est la plus forte. D'un autre côté, la qualité de l’alimentation n’influe pas autant qu'on le croit sur la durée de la vie. Parmi les centenaires décédés en Angleterre, on constate beaucoup plus de pauvres que de riches (Maurice Brock, La Statistique. Séances et traité de l’Académie des Sciences morales, G XIX, 630, 631).

.Vu: le Président de la thèse

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