V. plus haut, p
Ja por mengltr la char d’un home crue A lor de melse ne convenra aûe.
II n’est pas facile de saisir le sens du second vers. Melse est peut-être un breuvage, un assaisonnement ; et, en ce cas, il faudrait traduire : Pour manger de la chair crue ils n’ont pas besoin de boire. — Ils mangent fort bien de la chair crue sans assaisonnement.
P. 196, V. 8 : Mari p[en]sastes. Le ms. b donne • passastes , qui nous paraît une faute évidente, amenée sans doute par le second mot du vers suivant : il passe avant.
P. 196, V. 30 : escervelée. e : escheveUe.
P. 196, V. 31 : tant l’ont François esmie.
François est la leçon de e. b porte Flohart, c’est-àdire le nom de la géante sarrasine dont le poète indique la taille fabuleuse. Ce nom est repoussé ici par le sens.
Pour de besans plaine mine comblée.
b : une plaine mine. Nous retranchons une pour rétablir la mesure. Leçon de e :
Por plaine mine de bons besans comblée.
P. 198, V. 13: [«l’anglote]. b: tranglot, \tçon beaucoup moins claire.
P. 198, V. 32 : par le tornoi. Par est la leçon de b : por, qui nous parait moins satisfaisant.
P. 199, V. 6 et 7 :
Dist Renoars : « Je le vos conterai ;
Mal aie je se je por vos le lai.
Ces rimes en ai dans une tirade en oi n’ont pas été acceptées par tous les réviseurs du poème. On lit, par exemple, dans e :
Dist Renoars : « Volantiers, par ma foi,
Dehait hai ge, se ge por vos lou noi.
Et dans f :
Dist Renoars : « Par mon chief, je l’otroi ;
Mal aie je se je por toi le noi {nego).
P. 199, V. 17 : [«Car te renoies], b : Tu seras co- Tonez. Vers faux.
P. 199, V. 26 ; [«l’espée]. b : le brant d’acier, leçon qui donne un vers de douze syllabes.
Se je devoie en enfer estre mis,
Ne cesseroie tant corn tu soies vis.
(Tu n’aurais pas de repos tant que je serais vivant.) Var. de e :
Ne vos lairai ains serois malbaillis.
P. 200, V. 13 : Du brant U done. b: Du brant d’acier , leçon qui forme un vers de douze syllabes.
P. 201, V. 28 : D’un [«mal] serpent, b : D’un venin de serpent. Vers de douze syllabes.
Notes et Variantes. 315
P. 202, V. I : [/comment], b : corn, qui ne suffit pas à la mesure.
Bitn semblés fox, se ta estoies rez.
Il semble résulter de ce vers qu'au moyen âge on rasait les cheveux aux fous.
Fols est por dras qui tient homme en viltez.
Nous combinons ici la leçon de b et de /.
b : Rois qui por dras tient homme en viltez. f : F ois est por dras tient nului en viltez.
P. 202, V. 22 : S'à toi [jostoie]. Conjecture pour rétablir la mesure du vers, qui ne se retrouve pas dans les autres manuscrits.
b : S'à toi me combatoie, j’en seroie blasmez.
Vers de douze syllabes.
Por seue amor seras tu ja tuez.
Ce vers ne paraît pas facile à concilier avec le refus d’Haucebier de combattre contre Rainouart. Les autres mss. diffèrent ici du ms. b. Voici , par exemple, la leçon de / :
Dist Haucebiers : a Va ta voie, malfis.
« En la batalle , là ocis Aenrès ; a Forment m’en poise que moult ert mes privés. » Dist Auchebiers : « Moult est gratis vostre Dis ;
« Por soie amor seras tu ja tais te De cest espiel parmi le cors boutis. »
}i6 Aliscans.
P. 20 J, Y. 4 : f/méu]. b : perdu, qui s’accorderait bien avec sen ou sens (c’est la leçon de«), mais non avec sanc, leçon de b et de /.
[«des puis de Grimolée].
C’est ainsi qu’Haucebier a été déjà désigné au commencement du poème ; nous rétablissons ici celte désignation d’après « et f. — b donne une leçon qui nous semble inadmissible : druz est de Guimorie.
S« ge cuidasse que costel furent tel.
Rainouart compare la lame de son épée aux couteaux dont il se servait dans la cuisine du roi. C’est ce que prouve le texte de / ;
Dist Rainouars ; Corn test arme est souis;
En la cuisine n’a tel coutel remis.
On lit de plus dans e :
Se ge siusse que costis fussent tels,
A Montloon n’en iust nul remeis.
es les vos estupls.
Var. de e :
Traient lor voiles, s’ont lor sigle levé ,
En mer s’anpoignent, s’ont la terre esquipé.
P. 205, V. 3 1 : arire tornés. a : retornis, qui fausse la mesure.
De gens mangierent....
Notes et Variantes. 317
On ne peut lire ici que gens ou gens , et la première leçon paraît bien celle du manuscrit ; mais comment l’expliquer ? On ne peut admettre que les Sarrasins se sont nourris de chair humaine. Le sens du passage s’y refuse. Il s’agit de fèves, i porte :
Des feves ont plus d'un mai escossi,
Il en mengierent, quar de pain n'ont gosti.
d et « reproduisent le même sens.
P. 206, V. 33 : soUel cliné. a : aclini, qui fausse le vers, b et e donnent cliné.
P. 2q8, V. 20 : Dist Rainouars ; cc Ja n’i serai pensés, » — Ja n'i serai, leçon douteuse dans a. Ne faudrait-il pas : Ja ne sera pensés ? Les autres mss. diffèrent ici, et ne donnent pas la correction nécessaire.
P. 209, V. 2 : [^Des forz tors d’Acre]. a : Defors tors d'Aire.
P. 209, V. 1 3 : ['Que por l’or qui i]. a : Forsseul por chou que il est amassés.
[/Auroit il ja mestier humelitez].
Vers omis dans a.
P. 210, V. 2 ; le grant mast. Mast le même que mail, d'où maillet, b et e : mail.
D’après a, la réponse de Baudus arrive brusquement, sans être annoncée. Au contraire, dans b, on lit :
Et dit Baudus : « Ainz i soient maufé!
c Ja moi et toi ne seron accordé
O Tant qut t'aurai et vaincu et maté, a Guides me tu
Leçons à peu près identiques dans d et dans e.
P. 2 1 1 , V. 4 : Leçon peu satisfaisante de a :
L'autre pièce en auras, se m'en ses gré.
Sens bien moins clair que celui de d.
Si vos aroie conquis à l’ajorné.
b : ainz l'avespré. e : à l'avespri.
P. 2 H , V. 9 ; A icest mot. a : Ahi cest mot, leçon inadmissible, b : à icest mot.
P. 212, V. } : Et cascun jore. Sic pour jure, d : Chascuns an jure.
P. 212, V. J2 : pris s’en va. e: poi s’en fait, (peu s’en faut.)
P. 213, V. I : [i’Ja entre nos n’aura]. a: A moi n’en toi aurai acordison.
P. 2 1 3 , V. 23 : a : Simon, qui fausse le vers. b : Siméon. d et e ; Semion.
P. 213, V. 25 : v[e]rai. a: vrai. Vers faux. — b, d et e : verai.
P. 213, V. 31 : /ui[tes]. a : fus. Vers faux. b et d : xxxil. ans, %\re, Justes el mont.
P. 213, V. 32 : [^»chiésl. a : saint.
P. 2 1 1, V. 33 : La Madelaine. C’est la leçon de b. a : A la Madelaine. Vers faux.
Notes et Variantes. 319 P. 21J, V. 34 :
.... par dcseur .1. leson.
d : Et ele i vint par desor .1. lison.
e : Et cele vint par bone entention.
P. 214, V. 25 : [^sainte Suzanne, a . £( Suzanne. Vers faux.
P. 2 1 5 , V. 23 : esfrondie pour esfondrie. d : afondrie.
An .11. H oiel se li sont menoié.
e : Endui li oil li sont trobll el chii. d: même leçon.
P. 216, V. 22 : [<*si l’a] omis dans a.
P. 217, V, 15 : [^porec]. a: preuc, leçon qui fausse le vers. Porec est la même leçon sous une forme plus ancienne. Cf. pruec dans Huon de Bordeaux, p. 306 et 307 et note à la p. 328.
Por l’oneur Naimeri. Naimeri comme en provençal N Airaeri, b : por un hairon rosti. d : por Vornor de Pontis.
Dedens enfer [n’J a de plus biaus malfis.
Il nous semble que le vers n’a pas de sens sans l’addition proposée. Cependant le manuscrit d confirme et exagère même la leçon de a :
Dedanz anfer a .c. plus biaus maufez.
Alors pourquoi le poète vante-t-il tant la beauté du Sarrasin ?
P. 219, V. 28 : jo ra\\] conduis. Correction fournie par b, d, c.
De son bliaut a .1. des pans osiez, a : de ses pans,
b, d : De son bliau a .1. des pans osiez.
Li Franc de France ont vnidies les nés.
a : ol. Le sens exige onl. b, d : onl.
P. 220, V. 9 : [*quij. a : k’il.
P. 220, V. 1 5 : François descendent Suppléez pour le sens, des nés (des navires).
P. 221, V. i-j : el Naimeris. a : Naimeries.
Pensés vos del haster.
a : des haster. Faute évidente.
P. 223, V. 17 : [ces]. Conjecture pour remplir une lacune de a.
d : dedanz s’alerent lier jor à osteler.
P. 225, V. 16. Nous avons rapporté ici ce vers, égaré un peu plus bas dans le manuscrit a , au milieu des reproches que Rainouart adresse aux Sarrasins après ce vers :
Nés aviés errées ne semées, b, d et e nous y autorisaient.
Notes et variantes. 321
P. 225, V. 24 : v[é]«Iei. a : visUs, qui fausse le vers, b, </, e : viistcs.
Tous les ocist, Us ont chier comparées.
a : molt les ont chier. Vers faux.
b : Toz Us a mon y molt Us ont comparées.
d : Tait sont ods, or ont chier comparées ,
Les vertes feves....
e : Tait sont ods, molt Us ont achatées,
Li rains des feves....
P. 226, v. 5 ; par Us régnés donées. b, d : dorées, e : noées.
P. 226, v. 24 : Rdinoujrft]. a : Rainouars, en toutes lettres. Nous corrigeons ici cette erreur pour faciliter l’intelligence du texte.
P. 226, v. 30 : ensambU lui mener. La formule ordinaire est : ensemble 0 lui. b, d : ensemble 0 lui.
P. 227, v. 30 et 3 1 : Leçon de a, où les deux vers sont faux :
Puis ke Ures est des jorqes racatés,
Ja puis ses sires n'est de lui amés. •
P. 228, v. 3 : Si U ferai, a : Et si. Vers faux.
P. 228, V. 5 : dont ai[e] maldehés. a : ai, leçon que rejettent le sens et la mesure.
d : Se ne me venge, dont aie je dahez.
P. 228, V. Il ; /roués, a : frouees. b : quassez.
P. 228, V. 16 : [en] omis dans a.
: Dedenz Egypte comme chetis menez.
d : Dedanz comme chaitis menez, e : Dedens Aiete comme chaitis menés.
P. 228, V. 18 : [ja] conjecture poia^rétaWirla mesure du vers.
b et d : D'Aiz la Chapelle serai rois coronez. e : Païens menrai en France Ion renés.
P. 229, V. 4 : bons pimens. a : pirmens.
b et d : de nobles vins , de pimant , de clarez.
P. 229, V. 32 ; k[e] il. a : kil. b, d : Et que il est.
P. 230, V. Il : [<<lor]. a : Se li a ditj leçon que rejette le sens.
P. 230, V. 25 : il ne [I] vausist. C'est la leçon de b. a : ne, qui ne suffit point au sens.
Loing s’aresterent, ne l’osent aprocier.
a : si ne l’osent. Vers faux.
bfdete : De loing s’arestent, ne l’osent aprochier.
P. 231, V. I : [*ice]. a : De tout chou ke. Vers faux.
Bien set Caillâmes la merde raplakier.
b : l’amande reprochier, d : le musars rapaeicr. e : la merde rapaier.
P. 231, V. 15 : [<*graïllier].
a : trebucier, qui termine déjà le vers précédent.
Notes et variantes. jaj
Se n’en menons nous .xx. test pütounier.
a : nous .xx. n*en menons. Corrigé par <f, qui donne la bonne leçon.
Uns sains ermites H ot fait estacicr.
d : l’avoit faite fermer.
Et de la perce n’ont il .1. mot soni. b J d : d^une luU n’ont.
P. 232, V. 33 : la feste. — é, d ; le feste.
P. 233, V. 1 1 : [Et] Gaiborc.
b, d, ni e ne donnent la correction. Ce vers y est délayé.
P. 233, V. 20 : tant que il vinrent, pour virent ^ forme qu’on retrouve fréquemment, e : virent.
Vaurrai Orenge tôt de fi conquester. * a : Orenge vaurrai. Vers faux.
P. 234, V. 27 : en grant Aire mener. Lieu déjà nommé p. 209, v. 2. Même variante ici dans b et dans d : an Egiste mener; en Egypte mener.
P. 234, V. 34 : ne /[e]. a : nel, qui ne suffit pas à la mesure.
P. 236, V. 2 : Entre ce vers et le troisième il y a sans doute un vers omis. Ni ni ni 0, ne per-
mettent de vérifier cette conjecture. Ces mss. ne contiennent pas l’annonce du jongleur qu’on lit ici dans a.
P. 236, V. 30 : tn l’alile bouter. Sic pour allie ou aillie, sauce à l’ail. '
P. 237, V. 9 : [bele] ou tout autre mot, omis dans a.
P. 237, V. 22 : [vous], conjecture pour compléter la mesure.
P. 238, V. 4 : [et] suppléé pour la mesure.
Blans pois au lart, formage de saison, a : et formage, vers faux.
P. 240, V. 1 5 : qui veut estre lievés.
Var. de </ et de < : lois.
P. 240, V. 24 : est or riche, a : ore, vers faux.
P. 241, V. 12 et 13 corrigés d’après d, se lisent ainsi dans a :
Li ont lacii ; la maille ici estoit tis.
J a por cop d’arme nen ert ja .1. fausés.
P. 241, V. i6 : trieulés.
a : trieleus, transposition fautive de lettres.
P. 241, V. 18 : [fu], conjecture mesure.
Var. de d et de « : Qui des ars sot assés.
[<N’en traïnast .11. grans] piis, a : Ne fust trop grans .11. piés mesurés.
Vers faux. Le sens est : Ce haubert serait trop long
Notes et variantes. 325
de deux grands pieds pour l’homme le plus grand. Il est large d’une toise, et cependant il est à lamesure de Rainouart.
P. 241, V. 28 : stUiSy transposition pour sèéUs. d eie : saielis, autre forme du même mot.
P. 241, V. 29 : [li], omis dans a , fourni par h, d et e.
Li qaens li chaint l’espic à ses costés.
a : Li quens G. li chaint. Vers faux. *•
d : Li quens Guillaumes U ceint Vesple au li.
P. 242 , V. 9 : destre cornés, d : destre costez. e : destre cornés.
P. 242 , Y. 3 3 : c’ert laquistis , sans doute pour * lasquité, lasqueté (lâcheté), bttd : se sera grant viltez. e : c’est achaitivis.
P. 243, V. 14 : que vous véisse. a : véissie. Vers faux, d : véisse. e : que ge vos voiV.
P. 243, V. 25 : ju fer trenchant. a : fert.
P. 244, V. 5 : sou sil n’a homme, pour sous ciel. Ce n’est pas la seule fois que ces mots se trouvent ainsi écrits dans notre poème.
P. 244, V. 19 et 20 : Var. de e :
Atant es vos venir .1. masaigier
Qui vient d’Espainne le chemin droiturer.
P. 244, V. 33 : del bon corant destrier. a : destrier corant, faute dont la rime indique la correction.
Ici lairons de Bandas, C’est la leçon de 1^, de de <. a : Ci, vers faux.
P. 246, V. 1 5 : n’e[n]. la leçon de d. a : ne.
P. 246, V. 21 : ftsismes. a : fesisimes. Faute évidente, vers faux.
P. 246, V. 30 : [od] omis dans a. dtte donnent 0. Nous restituons od qui se trouve souvent dans a,
P. 248, V. 10 : [<*la belle] omis dans a.
T^. 248, V. 17 ; vastlagt. a : transposition
fautive de lettres, d et e donnent la bonne leçon.
Fors que ans .11. les testes.
Leçon peu claire. Voici les variantes de :
d : Rois Daramez et Tiebaaz H aufaiges Fors que les testes li lairont en ostaiges.
e : Rois Desramis et dant Tiebaut l’aufage Destruira tôt et metrà à hontage ;
Fors que la teste li laira en ostage.
P. 250, V. $ : k[e], restitution nécessaire à lamesure, et fournie par b et d.
P. 2 JO, V. 7 : [conréé]. a : oublié , répétition du mot qui termine le vers précédent, d tie : conréé.
P. 250, v. Il : leçon de a:
Illuec portent .11. sergant apresté.
Vers faux , qui ne se retrouve pas dans les autres manuscrits. Nous rétablissons par conjecture
Notes et variantes.
P. 2 JO, V. 13 : [*Li]. a : Au jogléor.
Grant joie firent quant furent assambli.
a : quant il furent.Vers faux. Notre leçon est celle de e.
P. 250, V. 20 : Grant sont les noces, a : grandes j vers faux.
P. 251, V. 3 : [<^Tiebaus]. a : Guillames , faute évidente , corrigée d’ailleurs par d et par e.
Là fu la force kainouart esprovée,
a : provèe, vers faux, d : aprovie. e : esprovU.
P. 2J3, V. 16 ; ['^ainz] omis dans a. C’est aussi la Leçon de e.
Ensi le vaut Diex; le mont restora.
a : monde, vers faux. La forme mont, qui se trouve au moins aussi souvent, rétablit la mesure.
Le bon conseil que li donc cnra.
a : qu’ele li done. Vers faux, d tt e : Le bon conseil, se li done, crera.
P. 254, V. 8 : [^nulej omis dans a, se retrouve dans e.