‹ "Allemagne au-dessus de tour."Chapitre 10 sur 36 · DE L'AVENIR DE L'ART DE L'ART EN ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

DE L'AVENIR DE L'ART DE L'ART EN ALLEMAGNE

Edgar Quinel continue son enquête sur l'Allemagne. Le 4 fe'vrier -1832, il écrit, de Charolles, à Buloz après « la mort imprévue de son père » : « Quand l'air deviendra moins lourd autour de moi, j'ai plusieurs sujets commencés, qui vous sont destinés, sur la Nouvelle école littéraire en Allemagne, sur l'Art dans ses rapports avec la révolution (1). » Il s'agit évidemment de l'article qui paraîtra le 1" juin 1832 dans la Revue des Deux Mondes, et qui est intitulé : Nouvelles écoles littéraires. — De l'avenir de l'Art. — De l'Art en Allemagne.

C'est de cet article dont il est question dans la lettre de Quinet à sa mère, datée de Bourg, 20 mai 4832 (2) : « Qu'est devenue mon épreuve de la seconde partie de mon article?... Cette après-midi, j'ai enfin reçûmes épreuves, je les renverrai de Lyon. L'article n'est pas assez long; j'y ajouterai quelque chose en chemin. » L'article de la Revue contient en effet une addition, qui n'a que peu de rapport avec ce qui précède. Cette addition disparaît dans les Œuvres complètes. Nous l'avons également supprimée.

(1) J. Marsan, E. Quinet et F. Buloz.

(2) Correspondance, t. IL

Cet article a été reproduit, très retouché comme le précédent, dans Allemagne et Italie (1839). Il est, dans cette édition, le deuxième de la série Allemagne; il y est intitulé : Des Ai'ts et de la Littérature. 11 commence par ces mots : « Gœthe vient de mourir... » et se termine par : « pour en former un nouveau monde. » Il porte la date : «. avril i 832 » .

Dans l'édition des Œuvres complètes, il forme trois articles. Ce sont, dans la série. Allemagne, les numéros : V. Des Arts et de la Littérature. Gœthe; — VI. Réveil de la nationalité allemande depuis 1813 et 1814. Kœrner. JJhland; — VII. Gœrres. Nous conservons ces divisions.

Cette étude est la suite naturelle des précédentes. Elle dépasse de beaucoup la portée dune simple étude littéraire. Quinet y montre l'erreur de ses contemporains, qui s'imaginent encore que l'art et la pensée allemande se désintéressent de la vie nationale et de^ passions politiques. Le temps de Gœthe n'est plus. Son impassibilité tant vantée n'a aucun rapport avec « Técole nouvelle » . Tout est changé : un nationalisme étroit et farouche envahit la poésie même. L'édifice spirituel de la vieille Allemagne s'écroule.

Telle est la conclusion de ces pages; telle est l'évolution que l'auteur signale un des premiers en France, avec un sens très juste et vraiment prophétique.

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