‹ Allocutions matrimonialesChapitre 11 sur 63 · JÉSUS AUX NOCES DE CANA · texte numérisé non relu

JÉSUS AUX NOCES DE CANA

Monsieur, Mademoiselle,

Chaque fois que le prêtre prend la parole à l'église, il doit parler de l'Evangile et prêcher l'Evangile.

Mon devoir est de remplir ce programme : jjour le faire plus sûrement, je vous propose une petite homélie sur un Mariage dont il est précisément question dans l'Evangile, et qui est resté célèbre, dans l'art aussi bien que dans l'histoire, sous le nom des Noces de Cana (i).

Un jeune homme de Cana se mariait. Or Cana était une localité voisine de Nazareth. Ce jeune homme connaissait sans doute Jésus, les deux mères étaient liées d'amitié. Aussi Jésus et Marie

(1) Si c€tte allocution est prononcée rers le deuxième dimanche après rEplphanie. il sera bon d'indiqu«r ici 1' « actualité » de cette page d'Evangile, gu'on Ut à la messe de ce dimanche.

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avaient-ils été invités à la cérémonie nuptiale et au repas qui la suivait.

Marie avait répondu à l'invitation. Quant à Jésus, il était loin... Marie était donc venue seule, et déjà elle avait excusé l'absence de son Fils... quand on le vit arriver. En trois jours il avait franchi soixante-quinze milles, avec les cinq ou six disciples qu'il venait déjà de se choisir : il avait voulu venir f... Pourquoi?

Pour assister à des noces .*>...

Pour prendre part à un joyeux repas?...

Oh I certes, — et vous n'en doutez pas, — ses visées étaient plus hautes : il voulait, par cette présence à un mariage, imposer ses mains divines sur cette institution, en faire quelque chose à lui, bien à lui !... christianiser, sanctifier et, pour ainsi dire, diviniser le mariage.

C'est de ce jour que le mariage est un sacrement.

L'histoire ne nous dit pas quels furent les heureux époux qui possédèrent, à leur table nuptiale, à la fois Jésus et Marie... Mais les chrétiens, comme vous, sont tentés de leur porter envie, et d'être jaloux de leur privilège...

Eh ! bien, ils ont tort I...

Ils ont tort, parce que, si les époux de Cana furent des privilégiés, ce privilège ne leur est pas exclusif : il dépend de la volonté des époux chrétiens d'avoir Jésus et Marie à leur mariage.

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A Cana, ils ne sont venus que parce qu'ils étaient invités. L'Evangile le dit... et quand bien même il ne l'aurait pas dit, cela va de soi : ils n'étaient pas de ceux qui s'imposent.

Mais s'ils attendent qu'on les invite aux noces, ils répondent toujours à toute invitation : et vous les avez invités, n'est-il pas Ajrai.^*

D'ailleurs votre présence ici en est le gage : car en voici le sens. Aux cérémonies de Mariage, on envoie chercher, au moins, les principaux invités, ceux qui doivent officiellement faire partie du cortège nuptial. Or, que venez-vous faire ici .*'... Vous venez chercher Jésus. Vous l'avez invité à être le témoin de votre Mariage : vous saviez que sans cela votre union ne serait pas chrétienne, qu'elle ne vaudrait rien aux yeux de Dieu ; aussi, vous avez bien choisi d'autres témoins de votre contrat nuptial : mais votre premier témoin et votre premier invité, c'est Jésus-Christ I... Et comme c'est un invité de première marque... de marque divine, vous ne vous êtes j>as contentés de l'envoyer quérir : vous êtes venus le chercher vous-mêmes. Lorsque, tout à l'heure, vous entriez en cortège solennel dans cette église, qu'y veniez-vous faire? Vous veniez y chercher votre Invité, votre Témoin, Notre-Seigneur Jésus-Chxist : il va faire pour vous ce qu'il a fait pour les jeunes fiancés de Cana. il va assister à vos noces.

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Quant à Marie, elle est aussi votre invitée : mère de tous les chrétiens, Je la vois, du haut du ciel, présider à cette fête de la terre. A Cana, elle excusait tout d'abord l'absence de son Fils.., Hélas, à tout Mariage il y a des eibsents... des absents qui ne viendront pas comme Jésus est venu 1... La mort a ravi ces parents, ces amis chers... Mais là-haut, Marie, la Reine du ciel, les a invites à se grouper autour d'elle... et ils forment autour de vous un autre cortège, invisible celui-là, mais uni à votre cortège visible pour vous entourer de leur affection et de leurs prières (i).

Si nous n'avons pas de données sur les fiancés de Cana, nous en avons sur ceux d'aujourd'hui, et, grâce à Dieu, ce que nous savons d'eux nous est le gage que nous allons bénir du bonheur. „

(Dire ici ce qui, dans le passé des fiancés et de leurs familles, peut et doit inspirer confiance en leur avenir.)

Vous arrivez ainsi, bien préparés, à votre Cana à vous !... Et Jésus va faire, en votre faveur, quelque chose d'analogue à ce qu'il fit à Cana.

(1) Ce serait le lieu de rapporter, d'une manière plus précise, le soMvenir des défunts, proches parftirtg des fiancés.

Les noces racontées par l'Evangile sont célèbres, vous le savez, par le miracle que Jésas y opéra en changeant l'eau en vin. Cette transformation, — non du mal en bien, puisqu'après tout l'eau est une bonne chose, — mais, cette tranformation du bien en mieux est l'image de ce qui peut et doit se faire au Mariage chrétien. Chacun des deux époux y apporte son cœur, ses bonnes intentions, ses prières : c'est à Notre-Seigneur de prendre tout cela et de le changer en quelque chose de meilleur.... Et il va le faire !

Oui, il va prendre vos cœurs aimants de fiancés, pour en faire des cœurs d'époux, encore plus aimants et plus tendres... au point que ce sera pour vous une « révélation » !... Plus tard, il prendra vos cœurs d'époux et, si aimants soient-ils, il leur donnera une tendresse plus grande encore, pour vos enfants : il changera vos cœurs d'époux en cœurs de parents.

Jésus fera plus : il prendra vos bonnes intentions, et il les transformera en fermes résolutions, de vie sérieuse, de vie chrétienne, de vie l'un pour l'autre, de confiance mutuelle, de tendresse réciproque, de fidélité inviolable.

Enfin, Jésus va faire, dès maintenant, une dernière tranformation. Tous ici, vous, vos parents et vos amis, vous apportez vos prières : eau généreuse, contenue dans des urnes mystiques.

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Jésus va la prendre et en faire jaillir un vin précieux !...

Ce vin fut ce qu'il y eut de meilleur au festin de Cana. Dan" les noces de ce jour, ce qu'il y a de meilleur, ce n'est pas la pompe, ce n'est pas la joie, c'est la grâce de Dieu : qu'elle se répande sur vous en bénédictions de toute sorte, pour vous, pour votre foyer, peur votre éternité 1...

Ainsi soit-il I

LA CONSl^CRATION DU FOYER (i)

Monsieur, Mademoiselle,

Votre présence au pied de l'autel, au jour même où vous fondez une maison nouvelle, est un hommage d'adhésion à la parole du Psalmiste : <( Si le Seigneur n'édifie lui-même la maison, c'est en vain que travaillent ceux qui prétendent la construire (2) ! »

Oui, votre démarche ici est le gage que vous pensez comme l'auteur sacré, ou plutôt comme Dieu lui-même, inspirateur de l'Ecriture sainte. Vous avez la conviction qu'il faut inviter Dieu à bénir lui-même la première pierre de votre maison, à fonder votre foyer, à consacrer votre demeure !

(1) C«tt6 allocution pourra être donnée avantageusement rers l'époque où l'on célèbre, au mois de novembre, l'anniversaire . de la consécration des églises de France. Il sera facile d'indiquer d'un mot c«tte coïncidence.

(2) Psaume exxvi, 1.

(( Contacrer votre demeure !... » Je viens d'employer le mot même dont se sert l'Eglise pour désigner la bénédiction qu'elle donne aux temples bâtis sur la terre en l'honneur du Dieu du ciel. Consacrer!... Est-ce donc aussi un temple que A'ous bâtissez aujourd'hui, pour que J'emploie ce mot réservé?

Eh ! oui, il faut que votre demeure soit un temple !... Ne dit-on pas, d'ailleurs, le « sanctuaire de la famille »?... Oui, il faut que, chez vous. Dieu soit connu, — il faut que Dieu y soit loué, — il faut que Dieu y soit aimé et servi; — il faut que vous passiez, comme une consigne sacrée, à une génération nouvelle, l'obéissance au devoir imposé par Dieu.

C'est d'ailleurs la consigne que vous trans* mettent aujourd'hui ceux qui, avant vous, l'ont si bien reçue et gardée !...

(On pourra ici rappeler quelques détails per- Rcmnels sur les parents des deux -fiancés ou sur' leurs familles.)

A aucun point de vue, d'ailleurs, chers Fiancés, ma pensée de comparer le foyer domestique à. un temple ne saurait vous déplaire : car, en tout pays et de tout temps, les plus beaux édifices élevés par le génie de l'homme, ont été, précisément, des édifiées religieux. Et, par- le fait

même que votre demeure sera, non seulement la vôtre, mais celle de Dieu, elle sera construite

« en beauté ».

Qu'est-ce donc que la beauté?

Après avoir longtemps cherché à la définir, les philosophes se sont ralliés — autant que peuvent se rallier des philosophes — à cette définition :

Le beau, c'est l'unité dans la variété.

Or, l'union des âmes, telle que la famille la suppose et que Dieu la demande, qu'est-ce autre chose... que l'unité dans la variété?

Voyez plutôt.

La première richesse, la dot essentielle que vous apportez chacun dans l'union par vous contractée aujourd'hui, c'est votre âme, votre bien le plus précieux. Or, deux âmes sont toujours quelque peu variées, d'allures, de formation, de caractère. Mais de cette variété va jaillir l'unité : par voie de concessions, d'abnégations, d'application à se rendre agréables l'une à l'autre, vos deux âmes vont se rapprocher, s'attendrir l'une par l'autre, se pénétrer l'une l'autre, et, sous le regard de Dieu, s'unifier : ce sera « l'unité dans la variété », ce sera la beauté de votre foyer. y^

Et c'est bien cette (( unité dans la variété » qui fait aussi la beauté de nos églises. Voyez une

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de nos belles cathédrales : toutes ces lignes si diverses, droites et courbes, hori/xDiitales et verticales, tous ces ornements si variés, toutes ces parties si distinctes dans leur destination, dans leur forme et dans leur direction, tout cela est différent, mais non disparate, et de toute cette variété résulte une admirable unité. Pourquoi?... Parce que les architectes et les ouvriers s'étaient entendus ; — parce que, une telle oeuvre ne pouvant être le fi-uit d'une seule génération, les générations nouvelles respectaient le dessein et la pensée de celles qui les avaient précédées, — parce qu'il y avait entente et tradition, en un mot, union... et dans union il y a unité.

Ainsi se forment également les familles vraies, les familles modèles, oii le présent est fait, non seulement de l'entente entre les vivants, mais du souvenir de ceux qui nous ont précédés, et de la préparation chrétienne des générations qui doivent nous suivre.

Telle est, Monsieur et Mademoiselle, la leçon de choses que vous donnera, quelle qu'elFë soit, l'église où bientôt, agenouillés l'un auprès de l'autre, continuant l'union Jusque dans la prière, vous accomplirez ensemble votre dev«ir de chrétiens.

Elle donnera encore à vos pensées d'autres directions. Lorsque votre regard, Mademoiselle, se

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perdra sous la longueur des voûtes, lorsque leur étendue semblera vous inviter à voir plus loin, plus loin encore, — le regard de votre pensée, suivant la direction indiquée, se prolongera, à travers l'espace, jusqu'au foyer paternel, où l'on continuera à vous aimer...

Et puis, la hauteur des voûtes, la direction du clocher, élèveront à tous deux vos regards, et, avec vos regards, vos pensées vers îe ciel : vers le ciel, du haut duquel Dieu aura béni votre Mariage, — du haut duquel Dieu continuera à vous sourire et à vous bénir, pour vous récompenser d'avoir été tous deux, dans vos jeunes années, le sourire, la joie, la consolation des foyers où vous avez grandi.

C'est ce que, tous, nous allons demander à Dieu, tandis que, penché vers vous du haut du ciel, il va écouter vos promesses, les ratifier et les bénir.

Ainsi soit-ii !

« RENDEZ A DIEU CE QUI EST A DIEU... (i) »

Monsieur, Mademoiselle,

Le divin Maître nous a laissé ce précepte :

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (2). »

C'est-à-dire : il y a deux puissances auxquelles vous devez obéir : — le pouvoir civil, l'Etat, « César », pour ce qui regarde le corps et les intérêts matériels ; — le pouvoir spirituel, l'Eglise, déléguée de « Dieu », pour ce qui concerne l'âme et les affaires de l'éternilé.

Vous venez d'accomplir, en prévision de votre Mariage, la première partie du commandement de Jésus-Christ. Le Mariage a, au point de vue civil, des conséquences si importantes, que l'Etat

(1) Cette allocution a été rédigée de manière à pouvoir être utilisée à toute époque de l'année. Faisons néanmoins remarquer que la parole divine ici commentée appartient à l'Evangile du vingt-deuxlèmè dimanche après la Pentecôte.

(2) S. Matthieu, xxii, 21.

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ne peut s'en désintéresser, et que, de tout temps, il en a surveillé et sanctionné les effets temporels... Et voilà pourquoi vous avez comparu devant le représentant du pouvoir civil : vous rendiez à César ce qui est à César, en lui faisant part, officiellement, de votre intention de venir ici vous unir devant Dieu.

Et maintenant, vous voici au pied de cet autel, pour achever de remplir le précepte, et pour rendre à Dieu ce qui est à Dieu : démarche décisive, celle-là, lorsqu'il s'agit de chrétiens !... Car Dieu non plus ne peut se désintéresser du Mariage de ses enfants, à cause de son influence sur leur âme et jusque sur leur éternité. Et, lorsqu'il s'agit de ces enfants de choix que sont les chrétiens. Dieu s'est réservé d'être lui-même r « officier » de leur Mariage, de les appeler à signer ce contrat chez lui et devant lui, et bien plus, d'en faire un sacrement, une de ces choses saintes par excellence, dont il a réservé la gestion h son Eglise.

Appelé à être le témoin de vos engagements mutuels, à les recevoir et à les bénir, je me rappelle la prière que prononce l'Evêque, en consacrant les mains du prêtre avec l'huile sainte, au jour de l'ordination sacerdotale :

« Seigneur, dit le Pontife, daignez consacrer les mains de ce prêtre, afin que tout ce qu'elles béniront soit réellement béni 1 »

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Oh ! oui, que la bénédiction qui, tout à l'heure, va descendre de mes mains sur VoixJ, soit ratifiée par Dieu !... Plus que jamais, en effet, son secours va vous être nécessaire. Au seuil du foyer où vous allez entrer pour y passer votre vie, arrêtez-vous, afin d'y graver ce mot qui sera votre mot d'ordre :

Le Devoir.

Le devoir : mot grave, mais que je ne crains pas de prononcer devant vous, car il vous est familier : le devoir, vous l'avez vu pratiquer depuis longtemps, autour de vous, au foyer domestique ; vous avez grandi en sa compagnie ; vous l'aimez comme un ami...

(C'est ici le lieu, si on le juge opportun, de rappeler quelques souvenirs de famille intéressant les deux fiancés.)

Le devoir, ai-je dit : mais quels devoirs?

Devoirs envers Dieu, — envers la famille, — envers la société, — envers vous-mêmes : tous ces devoirs existent depuis longtemps pour vous, et le Mariage n'y changera rien. Mais à ces obligations, qu'il laissera intactes, il en ajoutera deux nouvelles : devoirs d'époux, — devoirs de patents.

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Dès maintenant, devoirs d'époux, c'est-à-dire : fidélité, affection, -confiance et bienveillance mutuelles, — patience même, s'il en était Ijesoin : mais la patience ne sera pas nécessaire, si chacun de vous prend la résolution de la pratiquer... et de ne pas la faire pratiquer...

Il va sans dire que ces devoirs réciproques devront être regardés comme inviolables, et cela Jusqu'à la mort. Ni Dieu ni l'Eglise ne considèrent le Mariage comme un prêt, mais comme un don : et le don des époux doit être, comme les dons de Dieu, « sans repentance ».

Plus tard, devoirs de parents. Un jour viendra où, de nouveau. Dieu bénira et consacrera votre alliance, où il donnera à la nouvelle famille ces rejetons sans lesquels elle demeurerait incomplète. Penchas sur des berceaux, vous vous verrez revivre dans de chers petits êtres, pour qui vous ressentirez une tendresse... jusque-là insoupçonnée.

Ce jour-là, de nouveaux devoirs s'imposeront à vous, de nouvelles responsabilités vous incomberont. Derrière ces petits corps que vous <x>u- ATirez de baisers vous sentirez palpiter des âmes, que vous aurez à élever, et à diriger insensiblement dans les sentiers de la vérité, de la foi, de la vertu, de l'honneur, du patriotisme.

Gemment vous acquitter de ces devoirs .•>...

Vous le demanderez à Dieu, qui vous inspirera. Vous le demanderez à vos propres souvenirs : vous vous rappellerez la manière dont vous avez été élevés vous-mêmes. Vous représentez ici, — et vous allez unir en vous, — deux familles où l'on considère, — Dieu comme un bon Maître, — la patrie Qomme une mère, — l'honneur chrétien comme une loi, — le travail comme une règle. A votre tour, a'ous aurez le devoir de dire à vos enfants qu'il faut aimer Dieu, qu'il faut le servir, qu'il faut être un chrétien, un homme d'honneur, et un citoyen utile. Et comme, chez vous, la leçon sera accompagnée de l'exemple, vous serez écoutés, vous serez obéis, et vous continuerez ainsi les nobles traditions de vos deux familles.

Que la bénédiction dont je parlais tout à l'heure vous aide à remplir ces devoirs, et à toujours <( rendre à Dieu ce qui est à Dieu ! ))

Ainsi soit-il !

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