‹ Alphonse de LamartineChapitre 25 sur 33 · NS, RES · texte numérisé non relu

NS, RES

Soutenant sur sa main sa tête renversée,

Et fronçant les sourcils qui couvrent son œil noir, Elle semble lancer l'éclair de sa pensée

Jusqu’à des horizons qu'aucun œil ne peut voir.

Comme au sein de ces nuits sans brumes et sans voiles, Où dans leur profondeur l’œil surprend les cieux nus, Dans ses beaux yeux d’enfant firmament plein d'étoiles, Je vois poindre et nager des astres inconnus.

Des splendeurs de cette âme un reflet me traverse; Il transforme en Eden ce morne et froid séjour; Le flot mort de mon sang s’accélère, et je berce Des mondes de bonheur sur ces Vagues d’amour.

—— Oh! dites-nous ce nom, ce nom qui fait qu’on aime, Qui laisse sur la lèvre une saveur de miel!

— Non, je ne le dis pas sur la terre à moi-même ;

Je l’emporte au tombeau pour m’embellir le ciel...

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Il ferme son livre et rêve. Valentine qui est entrée sans bruit met une bûche sur les chenets, lui prend les deux mains dans les siennes, sourit et s’en va.

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