A EUGÈNE SUE
Monsieur et grand socialiste,
Vous a\ez inséré, le 29 août ^fxnier, dansla Goseffe Je Savoir, nonpas une réfutation de voire notice biographique, ainsi qu'on nous l'avait affirmé d'abord, mais une lettre aussi outrageante pour uous que possitde.
Elle est conçue en ces termes ;
c Annecy, 13 août 1855.
fl Monsieur le Rédacteur,
« Je viens de lire une prétendre biographie écrite par un sieur Jacquot, dit de Mirecourt. Cet homme, plusieurs fois déjà condamné; flétri judiciairement comme calomniateur, est tombé si bas dans le mépris des honnêtes gens, que, par respect de soi, on ne peut descendre à réfuter ses infâmes mensonges et à exiger de lui d'autre réparation qu'une réparation correctionnelle qui, une fois de plus, le flétrisse et le couvre d'ignominie. Malheureusement cette réparation même m*échappe. (Ici la phrase socialiste obligée contre le gouvernement et la magistrature. Nous croyons inutile de nous soumettre au timbre, uniquement pour nous faire Técho des rancunes politiques de M. Eugène Sue, et nous ne reproduisons que ce qui nous eoBcernc.) Je me vois 4onc forcé 4o
ALPHONSE EAHB. t
protester contre les lâches diftamations du-
dît Jacquot par le silence da dûdain.
( Agréci, etc.,