LIVRE IV
l'archevêque recevoir la couronne sacrée , et choisir Dieu pour son héritage. Lui- même se croyait irrévocablement destiné à passer sa vie près des saints tabernacles. Mais celui qui donne à chaque homme l'esprit qui convient à son utilité, qui envoie à son Eglise des ministres privilégiés , réserve aussi des vases de grâce pour les autres besoins de la société : il suscita des hommes qu'il pénètre de la morale douce et sublime de l'évangile, et qu'il envoie dans le monde pour y répandre le sel qui conserve le principe de la vie sociale.
Alphonse devait être un deceshommesd'action et de dévouement , dont la divine Providence se sert pour opposer une digue au torrent déchaîné des "passions , des vices, de l'ignorance et de fout ce hideux cortège de maux qu'entraîne après elle la corruption delà multitude , et dont l'expression dernière et rigoureuse est une sanglante barbarie ' car l'homme ignorant qui a vécu dans l'atmosphère de la civilisation et qui s'y est rendu vicieux , est pire qu'un sauvage .• c'est un sauvage dépravé. La mission d'Alphonse fut d'aller porter, dans le sein de cette multitude , la lumière , la charité , l'innocence et le bonheur.