‹ Alphonse, ou, Puissance de la vertuChapitre 93 sur 139 · LIVRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIEME

SËSSpC l'el feu peut-être comparé au feu divin \l^:)S de ' a charité ! Le zèle et le dévouement y "Is^fc d'Alphonse nous montrent ce que l'on peut attendre des hommes consacrés , par vertu, au service de l'humanité.

Tous les cœurs, dans la ville de Laon, étaient épanouis par la reconnaissance ; les frères recevaient les témoignages les plus touchans de la confiance et de l'estime générales. Pouvait-on leur envier ces affectueux hommages ? Ils les avaient acquis au prix de leur vie , et ne les avaient disputés à personne.

Ces heureuses dispositions à l'égard des frères, contribuèrent à la prospérité de leur école. Leur institut commençait à fleurir , l'abbé de La Salle, après plus de vingt ans de luttes et d'infructueux efforts, était parvenu à faire accepter les bienfaits dont il voulait doter le peuple. Battue ensuite par mille tempêtes, celte utile institution avait, pendant nos troubles , suivi le sort de l'Eglise ; après avoir éprouvé toutes ses phases de joie et d'adversité , elle semblait se relever avec elle , et comme elle sortir pure et bienfaisante du sein des orages. Tels , après de longs frimats , on voit les rayons du soleil dissiper d'épaisses vapeurs ,

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