SULFURE D'ALUMINIUM, AS
En 1828, Wohler (?) avait observé que le soufre peut être distillé sur l'aluminium sans entrer en combinaison avec lui; mais que, si l'on fait passer sa vapeur sur l’aluminium fortement chauffé, la combinaison s'opère avec une incandescence très vive. Il obtenait ainsi un sulfure noir, prenant de l'éclat sous la pierre à polir, décomposé par l'eau en hydrogène sulfuré et alumine et dont il n'a pas fixé la composion. En dehors d’un mode de préparalion fort imparfait indiqué par Frémy(?) et qui consiste à faire réagir la vapeur de sulfure de carbone sur l'alumine portée au rouge, c'est la méthode de Wohler, perfeclionnée par Parkisson, par Reichel (‘) et par Sabatier (5) que l'on emploie pour préparer le sulfure d'aluminium.
) BAEYER, Chemiker Zeilung, 12. p. 1209, 1888.
) WouLer, Ann. de Chim. et de Phys., (2), 37, p. 66, 1828. ) FRÉMY, Ann. de Chim. et de Phys., (5), 38, 322, 1853.
) ReiCHEL, Journ. praklische Chem., (2), 42, p. 55, 1875. (°) SABATIER, Ann. de Chim. et de Phys., (5), 22, p. 1, 1881.
M. Sabatier la décrit ainsi : De l'aluminium en limaille est placé dans une nacelle de charbon au centre d'un tube de porcelaine que traverse un courant d'hydrogène sec. Dans la parlie antérieure du tube, on met une nacelle contenant un excès de soufre; une disposilion très simple permet de pousser cette nacelle dans l'intérieur du tube chauffé au rouge vif et de volaliliser le soufre qu’elle conlient, ce qui produit la combinaison avec effervescence. Après refroidissement, on trouve la première nacelle remplie d’un sulfure jaune compact de structure nettement cristalline.
M. Fonzes-Diacon(!) le prépare en enflammant, à l’aide d’un ruban de magnésium, un mélange d'aluminium en poudre et de soufre précipité, dans les proportions qui correspondent à la formule APS et M. Mourlot(?) par l’action de l'aluminium sur la stibine au four électrique.
C'est une masse Jaune qui est vivement allaquée par l’eau en dégageant de l'hydrogène sulfuré,
AB + S5sol — ARS + 62641,9,
SÉLÉNIURE D'ALUMINIUM, Al Ses.
Wohler(?) a obtenu, en chauffant jusqu'au rouge un mélange d'aluminium et de sélénium, un séléniure noir et pulvérulent donnant par action de l'eau de l'hydrogène sélénié; il n’en a pas fait ‘analyse.
M. Fonzes-Diacon (loc. cit.) a préparé ce séléniure comme le sulfure et en a fixé la composition. Il enflamme, au moyen d’un ruban de magnésium, un mélange inlime de sélénium et d'aluminium contenu dans un creuset qu'il recouvre aussitôt de son couvercle. Après refroidissement, on trouve une masse noire de séléniure d'aluminium impur, recouvrant un culot de séléniure d'aluminium pur.
Il se présente en masses à cassure fibreuse d'un gris jaunâtre, Lrès sltérables, d’une densité de 3,437. Par contact avec l'air humide, il dé ; "OS slénié qui se décomposant, lapisse les il dégage de l'hydrogène sélénié qui, en se décomp , tap
(1) Fonzes-Dracow, Comptes rendus, 430, p. 1314, 1900. (2) MourLor, Comples rendus, 123, p. 54, 1896. a (5) WouLer, Ann. de Chan. el de Phys., (2), 87, p. 66, 1828,
parois des flacons de sélénium rouge. Au contact de l'eau, il donne
un dégagement tumultueux de ce gaz.
TELLURURE D'ALUMINIUM, AlTe*.
D'après le travail déjà cité de Wohler, le tellure en poudre el l'aluminium réagissent avec une violence extrême lorsqu'on porte leur mélange au rouge; la réaction est moins vive lorsqu'on emploie le tellure en morceaux.
Le tellurure produit n'a pas été analysé par Wobhler; mais Whitehead (!) l’a obtenu de nouveau par la méthode de Wobhler et lui a reconnu la composition APTe.
C'est une masse d'aspect métallique donnant dans l'air humide ou dans l'eau de l'hydrogène telluré suivant l'équation :
AIRE ESS O0 = MAPOES F2Te.
() WmiTENEAD, Journ. of the amer. Chem. Soc., AT, p. 849, 1895.