‹ Alzire, tragédie;Chapitre 38 sur 50 · SCÈNE VL ALZIRE , ÉMIRK · texte numérisé non relu

SCÈNE VL ALZIRE , ÉMIRK

AL7JRE.

Cihère Émire , est-ce toi? qu'a-t-on fait? qii' as-tu vu? Tire-moi , par pitié , de mon doute terrible. /^

ÉMIRE

Ali! n'espérez plus rien : sa perte est infaillible.

Des armes du soldat qui conduisait ses pas

Il a couvert son front , il a chargé son bras.

Il s'éloigne : à l'instant le soldai prend la fuite :

Votre amant au palais court et se précipite ;

Je le suis en tremblant parmi nos ennemis,

Parmi ces meurtriers dans le sang endormis ,

Dans l'horreur de la nuit , des morts , et du silence.

Au palais de Gusman je le vois qui s'avance ;

Je l'appelais en vain de la voix et des yeux;

Il m'échappe ; et soudain j'entends des cris affreux :

J'entends dire : a Qu'il meure ! » on court, on vole aux armes.

Retirez-vous, madame, et fuyez tant d'alarmes;

Rentrez.

ALZIKE.

Ah ! chère Ëmire , allons le secourir.

ÉMIKE.

Que pouvez-vous, madame , ô ciel?

ALZIRE

Je puis mourir.

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