‹ Alzire, tragédie;Chapitre 37 sur 50 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ALZlRfc:, ÉMIRE.

ALZIRE

Je succombe , il me laisse :

Il part ; que va-t-Jl faire ? 0 moment plein d'effroi! (lusman ! quoi 1 c'est donc lui que j'ai quitté pour toi I Éiuirc , suis ses pas , vole , et reviens m'inslruire S'il ost en sûreté , s'il faut que je respire. Va voir si ce soldat nous sert ou nous trahit.

[Émire sort. ) Un noir pressentiment m'aflliRe et me saisit : Ce jour, ce jour pour moi ne peut être qu'horrible. 0 loi , Dieu des chrétiens , Dieu vainqueur et terrible. Je connais peu tes lois: ta uiain , du haut des cieux , l'erce à |)eine un nuage épaissi sur mes yeux^ : M.;is si je si Is à to; ., si nu)n amour t'offense , Sur ce cœur malheureux épuistî ta vengeance, (irand Dieu, conduis Zaniore au luilieu des déserts! Ne serais-lu le Dieu que d'un autre univers? Les seuls Kuropccns sont-ils nés pour le plaire? Es-tu tyran d'un monde , et de l'autre le père ? Les vainqueurs , les vaincus, tous ces faibles humains. Sont tous égaleuient l'ouvrage de tes niains^ Mais (le (|uels cris affreux mon oreille est frappée! J'ententls nonunt-r /amort' : ô ciel! on m'a trompée. Le bruit redouble , on vient : ah ! Zamore est perdu.

i L& passion vruiu (pii anime celle sc^ne, le niouvemeni du diulu(fuc, l'inuirêt puisHuiil de lu .Mluaiion , tuiii i-unlribuu ù faire ouhher au ihéàlru U's invraiscnihlames signaléts par l.u llurpo, el dans le cabinet nu'^nio on est leiilo de le» excusi-r.

2 Pi-rce à ]ieinr niiitique d'hurn.ome. dil I a ilurpe; cela est vrai, mais un ton plus (^nivc, oVsl qui< la niclaphore iTosl pas juste : une matti ni' j)errr pas un nuam*.

ô Voiiaire uitne ces lieux koniinuns do oioralo. C'est ainai qu'il dira dana AluhomeijOci. I. 8c. iv :

L'intoota oiisi'vell ioatTliarb* Et r»igle iiiipéiinux qui |>liiiio >'■ b»ul du elal Ktoirtnl Uju« 1« néituiaujc youx ii« rÉt«rn«l.

54 ALZIRE

Page 1