‹ AlzireChapitre 11 sur 47 · UN AMERICAIN · texte numérisé non relu

UN AMERICAIN

En des lieux différents, comme toi mis aux fers. Conduits en ce palais par des chemins divers, Étrangers, inconnus chez ce peuple farouche. Nous n'avons rien appris di- tout ce qui te touche, (îacique infortuné, digne d'un meilleur sort, Du moins si nos tyrans ont résolu ta mort. Tes anus, avec toi prêts à cesser de vivre. Sont dignes de t'aimer, et dignes de te suivre.

1 I.a vengeance et l'amour sont des vertus de l'état barbare.

2 Zamore conte à ces braves Américains ce q\i'\\s savent aussi bien que lui, et poursuit en leur demandant ce queconinie lui ils doivent ignorer. Son discours n'en est pas moins une belle déclamation.

ô •< Ce n'est pas assez de dire j'arrive. Si le spectateur content de voir Zamore n'en demande pas davantage, le lecteur un peu plus difficile lui dira : pourquoi arrivez-vous? Vous dites dans une des scènes suivantes : je cherche ici Gttsman, j'y vole pourAlzire; mais comment venez -vous au hasard, au milieu de vos ennemis, dans une ville fortifiée, avec une suite de quelques amis? Comment arrivez-vous de manière à être saisi en arrivant, sans pouvoir prendre aucune défense? Quel était votre dessein ? Espcriezvous de vous cacher sous quelque déguisement? Aviez-vous quelque intelligence dans la ville? Y avait-il quelque entreprise formée ou pour vous venger de Gusman oupourtiier Alziredeses mains?.. Ce n'est pas métne l'amour qui peut être le prétexte de tant d'imprudence; vous ignorez où est Alzire; vous le demandez Tingt fois pendant tout le second acte. >> {La Harpe. ^

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