ACTE H, SCÈNE I
ZAMOKE.
Après l'honneur de vaincre, il n'est rien sous les cicux
De plus grand en eflet qu"uii trépas glorieux;
Mais mourir dans l'opprobre et dans l'ignominie,
iMais laisser en mourant des fers à sa patrie,
Périr sans se venger, expirer par les mains
De ces brigands d'Europe, et de ces assassins
Qui, de sang enivrés, de nos trésors avides,
De ce monde usurpé désolatcurs perfides.
Ont osé nie livrer à dt s tourments lionteux.
Pour ui'arraclier des biens plus méprisables qu'eux ;
Entraîner au tombeau des citoyens qu'on aime-,
Laissor à ci's tyrans la moitié de soi-même;
Abandonner Alzire à leur lâche fureur : .
Cette mort est affreuse, et fait frémir d'horreur'! /