‹ AlzireChapitre 29 sur 47 · OFFICIER ESPAGNOL · texte numérisé non relu

OFFICIER ESPAGNOL

ALONZE

Paraissez, seigneur, et commandez :

D'armes et d'ennemis ces champs sont inondés : Ils marclient vers ces murs, et le nom de Zamore Est le cri menaçant qui les rassemble encore. Ce nom sacré pour eux se mêle dans les airs A ce bruit belliqueux des barbares concerts. Sous leurs boucliers d'or les campagnes mugissent ; be leurs cris redoublés les échos retentissent; En bataillons serrés ils mesurent leurs pas. Dans un ordre nouveau qu'ils ne connaissaient pas; Et ce peuple, autrefois vil fardeau de la terre ', Semble apprendre de nous le grand art de la guerre.

GL'SMAN.

Allons, à leurs regards il faut donc se montrer : Dans la poudre à l'instant vous les verrez rentrer-. Héros de la Castille, enfants de la victoire, Ce monde est fait pour vous ; vous l'Cles pour la gloire ; Eux pour porter vos fers, vous craindre, et vous servir.

ZAMORE

Mortel égal à moi, nous, faits pour obéir?

GUSMAN

Qu'on l'entraîne.

ZAMORE

Oses-tu, tyran de rinnocence.

Oses-tu me punir d'une juste défense?

(Aux EsTpaqnoU qui l'entourent.) Ètes-vous donc des dieux qu'on ne puisse attaquer? Et, teints de notre sang, faut-il vous invoquer?

GUSMAN

Obéissez.

Seigneur !

ALVAREZ

Dans ton courroux sévère ïionge au moins, mon cher fils, qu'il a sauvé ton père.

GUSMAN

Seigneur, je songe à vaincre, et je l'appris de vous. J'y vole ; adieu.

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