‹ Amador de LatourChapitre 28 sur 50 · SCENE XVI DE LATOUR, DUBOSQ · texte numérisé non relu

SCENE XVI DE LATOUR, DUBOSQ

DUBOSQ.

Quel vil comédien!

J'allais trancher les fils de ce nœud gordien . . .

Mais tout est éclairci.

DUBOSQ.

Je parle d'un complice Dix fois plus dangereux, le cœur noir d'artifice.

Encore des soupçons? le traître est capturé; Vous craignez ...

DUBOSQ,

Même plus! vous êtes entouré D'un infernal réseau de spadassins cupides. Vous croyez vos soldats tous vaillants, intrépides; Mais un traître en ces murs se glisse astucieux, Qui vous flatte aujourd'hui, pour demain mordje

[mieux. Oh! je veille sur vous, accumulant des preuves, Pour dessiller vos yeux.

DE i,ATOUR, avec accablement.

Quelles rudes épreuves Vous m'adressez, mon Dieu! . . . mon père un apostat, Et mes jours exposés au plus lâche attentat. Tout conspirerait donc, la trahison, l'envie! Sous mon toit, tout s'acharne à me ravir la vie! Parfois, je doute, oh non! pourquoi ce doute affreux, Qui me serre le cœur et me rend malheureux? Oh! des preuves, Dubosq, oui, chassez ces ténèbres.

DUBOSQ.

Bientôt

DE LATOUE.

Je suis sans force en ces heures funèbres.

DXrBOSQ.

Du courage, Amador, Dieu soutient ses enfants; Demain ce Dieu rendra nos glaives triomphants, ISTos ennemis brisés, mais. . .

(Un bruit de tambour éclate, les clairons sonnent.) le tambour résonne!

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