ERRATUM
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Dul)()S(|. je suis tout vacillant.
Je tremble d'affronter la lutte fratricide. (Qu'hier encor j'appelais dans mon âme lucide. Oh! parmi ces lutteurs, je crains de rencontrer T"n père (|ue je ]mis de mon glaive enferrer.
DUBOSQ.
Un traître!
DE LATOUB.
C'est mon père!
DUBOSQ.
Indigne de clémence, Notre ennemi mortel, puisqu'il combat la France.
Je serais parricide! ô Dieu, vous désirez?
DUBOSQ.
Que la voix du devoir chasse ces noirs pensers. N"'êtes-vous pas soldat ? . . .
DE LATOUR, accablé.
Parricide!
DUBOSQ.
La France . . .
Sans cesse je verrais, ô poignante souffrance! Son cadavre à ma couche et maudire nues jours. , . Non, non, plutôt mourir!
DUBOSQ.
Mais . . .
BE LATOUR
L'entrevoir toujours!
DUBOSQ.
Que demeure-t-il donc de ce mâle courage
Qui vous faisait bondir sous l'insulte et l'outrage ?
La fatale entrevue a brisé ma valeur.
DUBOSQ, avec reproche.
Des larmes, Amador?. . . domptez cette douleur. Si le père renie un nom vierge de taches, De gloire auréolé, pour d'indignes attaches, Que les exploits du fils'couvrent la trahison, Et de fleurons plus beaux dorent votre blason. La patrie, Amador, vous veut un sacrifice, Donnez-lui de vos bras le valeureux office.
(A la cantonade.)
Au maître d'autrefois, l'ennemi du moment. Je ne puis pardonner un tel abaissement.
DE LATOUR, affaissé.
Que ne suis-je tombé sous le poignard du traître, Percé d'un fer mortel!. . .
(Des coups de feu éclatent.)
DUBOSQ.
Amador, le salpêtre Eclate, et notre chef n'est pas au premier rang. Vous désirez la mort, répandre votre sang: Serait-il plus beau jour, une plus noble cause?
DE LATOUR, se levant.
Allons, Dubosq, partons! pour Louis je dispose Et mon glaive et ma vie, et s'il faut rencontrer Cet homme qui m'est cher. . .
DUBOSQ.
Vous saurez préférer La France, sans remords lui donner cette vie.
Le canon gronde, allons! la gloire nous convie, On s'attaque à la France, on la veut amoindrir, A la France nos bras. . .
(Il tire son glaive.)
Allons vaincre. . . ou mourir!
Fin du deuxième acte.