SCENE IX
LE DUNOIS, seul.
Oui! va, de Latour... cours vers ta perte jurée! Aveugle qui ne vois, ta mort est déclarée!
Je vais donc enfin voir mes rêves d'avenir, Satisfaire ma soif de te faire agonir.
niet sittétgts
Agonir... oh! j'ai soif de ton rang qui me tente, Soif d’abaisser, ce jour, ta gloire débutante.
Je verrai l’amiral; s’il consent à mon prix,
Je lui livre ce soir nos bataillons surpris,
Quand l’arme de Griffart t’aura frappé dans l’ombre. Et mourant, tu verras les tiens se rendre au nombre, Tu me contempleras possesseur de ces lieux,
Le maître de ton fort, partout victorieux!
(Geste de défi.)
Adieui beau commandant, ton stérile courage Ne saurait t’arracher à ma haine, à ma rage!
(Le Dunois va regarder dans la coulisse par où de Latour a quitté la scène, fait un geste ironique d’adieu, regarde son poignard: on entend comme le
cri de l’oiseau moqueur, le Dunois écoute et, satisfait :)
LE DUNOIS
Le signal... répondons!
(Il imite l’oiseau moqueur.) SCENE X LE DUNOIS, un officier anglais.
(L’officier anglais s'avance avec circonspection sur la scène.)