SCENE XI
LES MÊMES, plus GRIFFART et le RENARD.
LE DUNOIS, en apercevant son complice, s'écrie effaré.
Lui, Griffart!
GRIFFART
Aseassin!
LE DUNOIS
Les morts reviennent done...
GRIFFART, parlant d'un ton saceadé.
Sur le seuil de ma [tombe
Où je descends bientôt, une tâche m’incombe:
Réparer en entier le mal que j'ai commis.
Le Dunois, tu croyais tes crimes endormis
En me précipitant dans ces fosses profondes ;
Le Dunois, tu croyais les noyer sous les ondes,
Mais il existe un Dieu: le Renard qui veillait,
Ma sauvé du trépas pour elamer ton forfait
Et démasquer enfin ton hideux artifice.
LE DUNCYS,
Infâme scélérat, de quel noir maléfice M’accuses-tu?... Ma main sauvait le commandant.
GRIFFART.,
Et cette même main m'avait payé comptant Pour le frapper.
LE DUNOIS
Tu mens!
Assez de comédie!
Confesse, le Dunois, ta noire perfidie.
LE DUNOIS
Je ne te connais pas.
GRIFFART, tirdnt un papier.
Et ce papier, bandit, Que tu m'as quémandé? Lisez...
(11 passe le papier à de Latour.)
LE DUNOIS s'élance pour arracher le papier.
Papier maudit!
Vous ne le verrez pas!
LE RENARD, s’élançant entre de Latour et le Dunois.
S1 le reptile avance, Je lui brise les dents!
(Deux soldats s'emparent de le Dunois.) DUBOSQ.
Votre mâle assurance...
Vous quitte, mon ami.
ie!
Latour.)
dit!
unois.
Dunois.)
LE
DUNOIS
Malheur à toi, vieillard!
DE LATOUR, courroucé,
Enfin la vérité m’apparaît sur le tard, Aveugle que j’étais!... cet écrit vous accuse Et me dévoile enfin ja scélérate ruse.
En ces murs, tu jetais le venin du poison, Dans les ombres tramant ta lâche trahison.
Tu paieras par la mort ta noire perfidie.
LE RENARD
Mort au chien!
Sous mes yeux, jouant la comédie.
Tu te fis applaudir pour un brave guerrier,
Je te pressais la main, la main d’un meurtrier. , Trafiquant! tu vendais tes frères de bataille.
Pour recueillir demain l'or anglais.
Valetaille !
Tu tramais notre perte et, ton plan écroulé, Tu poignardes Griffart pour n'être dévoilé:
Et tu venais ramper comme un fauve reptile, Prêt à mordre la main qui te donnait asile.
(Désignant Dubosq.)
Tu bavais sur cet homme, un cœur noble et sans [peur.
(Désignant Griffart.)
Tu frappais ta victime, A genoux, vil trompeur!
nus DO LE DUNOIS, M'agenouiller, jamais! ah! je n’ai repentance. Je puis rester debout pour savoir ma sentence. Je te hais, de Latour, sois content! jai perdu... Tu riras sur mon corps au gibet suspendu,
Mais avant de mourir, je veux te broyer l’âme, Y faire entrer mon fiel.
Que veux-tu donc, infâme?
LE DUNOIS
Me rire de tes pleurs et tomber satisfait.
Un tiers — tu le connais — me payait mon forfait.
Tu chercherais en vain à disculper tes crimes,
A vouloir impliquer de nouvelles victimes.
LE DUNOIS
Payé rubis sur l’ongle, écoute... on me comptait Ton fort, tes pouvoirs si Griffart t’exécutait... Parle, assassin! dis-nous le quantum de la vente: Deux mille francs, quel prix!...
DUBOSQ.
Judas!
Cet homme invente.
LE DUNOIS
Sais-tu qui m'employait?... l’homme porte fleuron, Il te touche de près, c’est un noble baron!...
ice.
tence.
du...
l’âme,
infâme ?
1 forfait.
mes,
mptait dit...
vente :
e invente.
e fleuron,
Grands dieux, se pourrait-il?
LE DUNOIS
Tu perces le mystère:
L'auteur premier du coup...
DE LATOUR, le désignant.
C’est toi, toi!
LE DUNOIS, ricanant.
C’est ton père!
Tu mens!