SAT CRETEIL TRES
illance,”
d'enfer, er.
Es 1Ce ; 8,
de la brune.
Hate
all.
(lis
De donjon tapissé d'un étrange réseau,
Ou, ses voiles au vent, un gigantesque oiseau,
Le veilleur seul marchait son pas monotone,
Le ciel n’était qu'orage et le flot qui moutonne, Se creusait sous l'éclair dans ses sombres amas. : D’étranges sifflements faisaient tordre les mâts: Et la nature avait comme un sinistre râle,
Mais tous ne dormaient pas!
Sur le plancher de cale, Se tramait, pour minuit, un projet assassin:
La révolte grondait au fond de chaque sein.
* Minuit, c’est le signal!
Ce forçat qu'on enchaîne.
Se lèvera haineux et brisera sa chaîne.
De leurs fers se servant, les bandits marcheront Sur les gardes surpris, et les massacreront : Puis levant l'ancre, en mer vers une île lointaine. Ils chercheront refuge en ce libre domaine.
La liberté!.., Révolte!…. . et ces cris enflammés Excitent au combat les cœurs envenimés :
Tandis que le Lascar, commandant de ] Comme l’ange du mal.
Leur donnant ces avis.
a troupe, passe de groupe en groupe,
Et notre compagnon?
Dit l’un d'eux,“ ce gaillard nous portera guignon.” Son hamac à l'écart. le jeune forçat pleure
Et sur sa lèvre un mot vient errer à toute heure: Pardon!... le repentir, avait touché son cœur!
Et soudain le Lascar:
‘Assez de ta torpeur,
“ Es-tu des nôtres? va, je connais ton histoire. ‘Quel beau coup!... cette nuit, si tu voulais m'en [croire, “Tu montreras comment l’on taille du couteau; ‘A l'instant sur le pont nous levons le rideau “Sur le plus maëstro drame, un massacre sur
[l’onde.” Trois quarts d'heure plus tard, par l’orage qui [gronde,
Sous le feu des éclairs, des groupes de forçats Emergent sur le pont, armés de coutelas.
Trop tard!... sur le gaillard, résolu, l'équipage, Pourvu de pistolets, de haches d’abordage, Entoure la dunette où leur chef s’est porté,
Et près de lui se tient le jeune déporté.
‘“ Armes bas...
Les forçats, tels des fauves farouches, De répliquer: “A mort!... de leurs haineuses bouches.
Ts s'élancent hargneux sur les rudes marins,
On les foule à tribord le sabre dans les reins. Aveuglé, le Lascar vise le capitaine,
Mais le jeune forçat reçoit la charge pleine.
Lorsque tout fut soumis, que des flaques de sang Sous les pieds des mârins rendaient le pont glissant, À la plus haute vergue, on vit par la tempête,
De Lascar se jouer la grimaçante tête.
La justice était faite.
Il s’agit maintenant De louer le héros de son aide éminent.
Sur un lit de souffrance, il est là qui repose, Tout l’équipage vient lui rendre apothéose:
Le crime est racheté.
Ce n’est plus un forçat, Ses chaînes ont tombé devant le coup d'éclat;
eds
ire.
lais m'en croire, uteau ; deau sacre sur onde.”
rage qui ronde, ats
ipage, à
arouches, haineuses ouches.
S De
e sang F glissant, te,
Et le commandant, fier, à cet homme s'empresse De lui serrer la main, et joyeux d’allégresse,
Il prend la croix d'honneur, la présente au mourant L’épingle à sa poitrine et l’autre, en murmurant, Tandis que de ses yeux un pleur de bonheur tombe:
“Mon commandant, un mot; vous creuserez ma
[tombe “A l’ombre du clocher; quelquefois sur le soir, “ Près du tertre isolé quelqu'un viendra s’asseoir, “ Donner une prière au forçat de Bretagne, “Qui se meurt loin des siens, de sa chère campagne, “Mon commandant, aux miens vous irez raconter, “A ma mère surtout, que j'ai su racheter “ Le crime affreux... Adieu!
Le lendemain, en rade Un mathurin disait à plus d’un camarade,
En voyant débarquer le funèbre convoi:
“ Quelle fin de luron! Bigre... si c’était moi! ”