SCENE XV
PHILIPPE, GOTTE
GOTTE. — Vous savez ce qui se passe, là-haut ?
PHILIPPE. - — Quoi donc?
GOTTE. — Ah! mon ami... c'est ef frayant!... Ardan... Ardan...
PHILIPPE. — Oui... eh bien?
GOTTE. — On est venu pour l'arrêter...
ce commissaire, vous savez bien?...
PHILIPPE. — Oui, oui... après?
GOTTE. — Il a pris des papiers dans
son ca.binet. .. il a foiiillé tous les tiroirs. Alors Ardan a demandé la permission de passer une minute dans ea chambre et il s'est tiré deux coups de revolver.
PHILIPPE. — Il s'est blessé! oii?...
GOTTE. — Il s'est tué... On n'a rien entendu ici ?
PHILIPPE. — Comment vonlez-vous?
avec tout ce bruit !
GOTTE. — C'est vrai, au fait... tant mieux! C'est Lubin ql^i m'a raconté tout ça ; il m'a priée de prévenir Hélène, mais je n'ai pas eu le courage de lui annoncer ce malheur.
PHILIPPE. — Je comprends ça, mais il faut pourtant qu'il y ait quelqu'un auprès d'elle, dans un moment pareil, la pauvre femme!... allez-y... allez-y, je vous en supplie, ma petite Marguerite... vous êtes son amie, vous savez comme elle vous aime ; il faut que vous soyez auprès d'elle... Et dites-lui bien que je pense à elle et que, quoi qu'il arrive, elle peut compter sur moi.
GOTTE. — Je le hii dirai! (Elle s'en va.)
Philippe reste immobile et absorbé.