‹ AmantsChapitre 59 sur 77 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

PHILIPPE, YoRiCK LA.MBERT.

YORiCK L.\MBERT. — Eh bien ! vous savez la nouvelle ?

PHILIPPE. — Oui... c'est terrible, n'est-ce pas?

YORICK LAMBERT. — Qucl drame, làhaut ! et pas long... Et il y a des gens qui prétendent que notre époque est banale ; ils ne savent vraiment pas la regarder ; c'est-à-dire qu'elle est bouffonne et tragique.

PHILIPPE. — Comme toutes les époques.

YORICK LAMBERT. — Commc la vie...

Ça vous a surpris?

PHILIPPE. — Oui... Comment vouliezvous que je me doute ? Pas vous ?

YORICK LAMBERT. — Moi, j'avais le tuyau depuis ce matin... C'est pour ça que je restais... je n'aurais pas voulu rater ça... vous comprenez...

PHILIPPE. — Oh! très bien.

YORICK LAMBERT. — Seulement je n'aurais pas cru qu'il se flanquerait un pruneau... "Vous soupez ?

PHILIPPE. — Oh ! non, je m'en vais 1

YORICK LAMBERT. — Moi aussi. Pauvrc diable ! J ai une migraine.

Ils sortent.

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