SCENE III
Claudine ROZAY, M"""^ JAMINE, SOR- BIER, GREGEOIS, MM. SCHLIN- DER, RAVIER.
Pendant que les enfants goûtent.
m""^ sorbier. — Venez vite, Schlinder, ces dames sont comme folles ; ellee voudraient vous adresser une requête.
SCHLINDER. — Je suis à leur disposition.
CLAUDINE. — Nous voudrions aller dans les endroits où l'on trouve des assassins.
&CHLINDER. — Nous ne les connaissons pas, madame, ces endroits-là.
RAVIER. — Si vous les connaissiez, vous ne seriez pas ici.
M™® GRÉGEOIS. — Allons donc, monsieur le préfet... M. Ravier nous a nommé tout à l'heure un tas de lieux mal famés... le Père-Lunettes, le Château-Rouge, le bal des Gravilliers, le caveau Saint-Hubert...
RAVIER. — La tournée des grandsducs.
SCHLINDER
plus facile.
CLAUDINE
pas très rassurée, ger?...
SCHLINDER. — Mais pas plus que chez vous.
CLAUDINE. — Vous êtes trop bon.
SCHLÎNT5ER. — Non, c'est vrai, voxis comprenez bien que tous ces -endroits-là sont connus, classés... Maintenant on les exploite... et la boutique du Père-Lunettes est devenue un cabaret artistique.
RAVIER. — C'est le Chat-Noir des pauvres.
M™^ GRÉGEOIS. — Enfin nous voudrions voir ça.
SCHLINDER. — Rien n'est plus facile ; le jour où vous serez décidées, vous n'aurez qu'à me le faire savoir. Madame, je voue demande la permission de me retirer, il faut que j'aille où le devoir m'appelle.
— Mesdames, rien n'est
— Dites donc... je ne serai il n'y a pas de dannon, madame...
CLAUDINE. — Vous devez être trèf occupé... ces deux attentats coup sur coup...
SCHLINDER. — Oui, il faut que j'aille au garden-party du ministre des affaires étrangères.
RAVIER. — J'y vais aussi... voulez-vouefaire route ensemble?
SCHLINDER. — Il f.\.ut que j'aille ov le
DEVOIU m"a1-PELLE.
SCHLINDER. — Mais très volontiers.
Ils sortent.
M"^ GRÉGEOIS. — Il est charmant!
En voilà un qui a un
il doit en savoir des
M'""= JAMINE. -
métier amusant histoires !
m'"'' SORBIER. — Il y en a encore beaucoup qu'il ne sait pas.
FRAULEiN, survenant. — Madame!
M""' SORBIER. — Qu'est-ce qu'il y a.
encore, Fraulein ?
FRAULEiN. — Madame, Georges et Gaston ont trop mangé ; ijs ont mal à. leur cœur... qu'est-ce qu'il faut faire?
Amnnts
M™'' SORBIER. — J'y vais. Ecoutez, madame, je vous demande pardon de vous avoir amené des enfants aussi mal élevés.
CLAUDINE. — Ils sont très gentils.
jjiue cjoKBiER. — C'est la faute du père qui les gâte... aussi, à la rentrée, je vais m'en débarrasser décidément ; j'hésite beaucoup entre les Pères de la rue de Madrid et les Dominicains d'Arcueil.
CLAUDINE. — Je ne peux pas vous donner de conseil.
M°" Sorbier s'en va, ce qui détermine le départ de ces dames.
I M"® SORBIER. — Au revoir, chère madame, encore une fois pardon et merci.
m'"° grégeois, à Claudine. — Je vais me sauver aussi... vous devez être très fatiguée.
m""' jamine, à Claudine. — Au revoir, chère amie.
CLAUDINE. — Restez donc, ma petite Henriette, nous avons un tas de choses à jious dire...