L AMBASSADEUR ET L AMBASSADE
Comment, dès lors, ajouter foi aux dithyrambes de quelques gazetiers qui, déjà victimes du devoir professionnel, crurent devoir se montrer pleins d'indulgence et proclamer l'ambassadeur « un très honnête homme, très poli, de beaucoup « d'esprit, même de génie, soutenant dignement « le caractère dont il était revêtu et représentant « comme il convenait l'illustre successeur du « grand Cyrus *. »
Malgré ces affirmations courtoises, il est certain que la désignation de Mehemet Riza Beg ne fut pas heureuse, car la personnalité de l'ambassadeur a failli compromettre les résultats d'une mission sur laquelle le souverain persan avait fondé certains espoirs.
Si les circonstances ne permirent pas, en effet, au chah Hussein de choisir lui-même son représentant et s'il fut amené à confier ce soin à un simple gouverneur de province, l'envoi d'un ambassadeur à la Cour de France a été du moins le résultat d'un acte politique réfléchi et l'exécution d'un projet ancien que les événements avaient, bon gré mal gré, fait longtemps ajourner.
En 1699, un missionnaire français, l'abbé Gaudereau a,fut, à son départ pour les Indes, informé